Hauts-de-France: Des agents du conseil régional manifestent leur malaise lié à la fusion des régions

SOCIAL Environ 150 agents du conseil régional des Hauts-de-France ont protesté au siège de Lille contre les différences de salaires entre ancien du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie

G.D. avec AFP

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Lille, le 3 juin 2014. Le bâtiment du conseil rgional des Hauts-de-France.
Lille, le 3 juin 2014. Le bâtiment du conseil rgional des Hauts-de-France. — M.Libert/20 Minutes

Ils exprimaient leur « malaise » lié à la fusion des régions en 2015. Environ 150 agents du conseil régional des Hauts-de-France ont manifesté brièvement, mardi matin, au siège de la région à Lille à l’appel d’une intersyndicale.

« Egalité de traitement, il y a urgence », « Conditions de travail dégradées, service public en danger », « Pouvoir s’épanouir au travail, c’est pas du luxe », pouvait-on lire sur des pancartes tenues par ces agents rassemblés dans le hall de la Région pendant une quinzaine de minutes.

Inégalités dans les salaires

Parmi leurs revendications : « un alignement par le haut du régime indemnitaire » et « un moratoire sur la suppression des emplois », a affirmé Benoit Guittet, délégué syndical CFDT. « Ce n’est pas possible que trois salariés qui font le même job gagnent trois salaires différents », a-t-il dit.

En effet, « le régime indemnitaire n’a pas été aligné, ce qui crée des inégalités entre l’ex-versant Picard et le versant Nord », a indiqué Denis Pichonnier, délégué syndical Fédération autonome. Le conseil régional a adopté, en outre, en 2017 un troisième régime indemnitaire pour les nouveaux agents.

« L’objectif, c’était de faire des économies »

Concernant cette revendication, selon Laurent Vercruysse, directeur général des services de la région Hauts-de-France, le président de Région, Xavier Bertrand, « leur a annoncé » que la Région « allait y travailler », mais qu’il « n’y aurait pas un alignement par le haut sur une année » pour des raisons budgétaires.

Par ailleurs, concernant les réductions d’effectifs, « c’est la conséquence directe d’une fusion, a précisé le directeur général des services. L’objectif du législateur, c’était de mutualiser et de faire des économies ».