Lille: Les deux militants antispécistes remis en liberté avant leur procès

JUSTICE Les deux suspects, un homme et une femme, avaient été placés en détention provisoire début février

20 Minutes avec AFP

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La vitrine de la boutique de vêtements Max Mara, à Lille, avait été brisée.
La vitrine de la boutique de vêtements Max Mara, à Lille, avait été brisée. — M.Libert / 20 Minutes

Mardi, deux militants antispécistes ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès le 19 mars. Soupçonnés de dégradations sur une dizaine de commerces dans le Nord, ils avaient été placés en détention provisoire début février.

Le tribunal correctionnel de Lille a accédé à la demande de remise en liberté formulée par leur avocate, maître Muriel Ruef, qui a plaidé qu’il n’y a « aucun motif de détention valable ».

Du « tag » au « jet de produits inflammables »

Les deux prévenus, une femme de 29 ans et un homme de 23 ans, sont poursuivis pour une quinzaine de dégradations de commerces dans la métropole lilloise, du 28 décembre au 2 février. Ces dégradations allaient du « tag » au « jet de produits inflammables ». Ils avaient été placés en détention provisoire le 8 février.

Ils seront jugés le 19 mars, avec deux autres prévenus placés sous contrôle judiciaire. Tous sont poursuivis en qualité d’auteurs ou complices des faits de dégradations volontaires aggravées, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte au deuxième semestre 2018 et confiée à la sûreté urbaine.

Ces derniers mois, plusieurs commerces alimentaires de la métropole lilloise ont été vandalisés, parfois tagués « stop au spécisme ». Selon l’enquête, ces actions ont été menées par des activistes de la cause animale refusant la hiérarchisation entre espèces.