Thomas Ruyant et le bateau du Souffle du Nord lors du départ du Vendée Globe 2016
Thomas Ruyant et le bateau du Souffle du Nord lors du départ du Vendée Globe 2016 — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

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VIDEO. Vendée Globe: L'odyssée du Colibri du «Souffle du Nord» est devenue un film

L'aventure du bateau «Le Souffle du Nord» parti sur le Vendée Globe 2016 et revenu en France près de deux ans plus tard (avec un autre skipper à son bord) fait l'objet d'un documentaire

  • L’odyssée du Colibri raconte la folle histoire du bateau Le Souffle du Nord.
  • Parti des Sables d’Olonne en novembre 2016, le bateau n’est rentré en France que seize mois plus tard après de multiples péripéties.
  • Jean-Marc Descamps, un réalisateur nordiste, en a fait un film de 70 minutes

C’est un bateau parti des Sables d’Olonne en novembre 2016 pour le Vendée Globe, arrêté en Nouvelle-Zélande à Noël, réparé aux antipodes pendant quinze mois puis revenu en France par la mer en mars 2018 avec un autre skipper à son bord.

Cette folle aventure, c’est celle du bateau Souffle du Nord. Une histoire dingue dont Jean-Marc Descamps, réalisateur nordiste, a fait un documentaire de 70 minutes. Il raconte à 20 Minutes les conditions particulières d’un projet qui lui aura pris trois ans et demi.

Comment avez-vous eu l’idée de ce film ?

En juillet 2014, je travaillais à France 3 et je montais un sujet sur un bateau à quai à Dunkerque. Ce bateau, porté par l’association Le Souffle du Nord, voulait faire le Vendée Globe et recherchait un projet solidaire à porter pendant l’aventure. Je suis alors entré en contact avec les responsables de l’association qui ont trouvé l'ONG Projet Imagine de Frédérique Bedos pour le Vendée Globe.

En juin 2015, le projet est présenté à Lille avec Thomas Ruyant, un skipper dunkerquois et le bateau qui porte un colibri, symbole de l’ONG. Je suis allé voir les responsables de l’association, Frédérique Bedos et Thomas Ruyant pour leur proposer de faire un film. Ils ont accepté et j’ai commencé le tournage au moment du départ du Vendée Globe en novembre 2016

Vu que le bateau était en mer, comment avez-vous fait pour le tournage ?

Sur terre, je tournais les réactions de toutes les personnes qui étaient derrière cette aventure. On avait des images du skipper et du bateau tournées avant le départ. Et puis, pendant la course, il y avait des caméras embarquées. Thomas Ruyant s’est filmé et nous a envoyé des images. Par exemple, on voit des vagues spectaculaires.

Et puis, on a des images de la casse du bateau qui a contraint Thomas à abandonner fin 2016. On voit l’eau rentrer à l’intérieur. Après, le bateau est resté en Nouvelle-Zélande pour y être réparé. Et on a repris le tournage quinze mois plus tard quand Enda O'Coineen, un skipper irlandais, est parti de Nouvelle-Zélande pour ramener le bateau en France. Il s’est peu filmé pendant son retour mais il a été filmé avant son départ. Les images viennent vraiment de partout.

C’est un film qui a pris trois ans et demi. Que retenez-vous de cette expérience ?

L’histoire a été incroyable et compliquée. Et le film est un peu à l’image de cette odyssée. Ça a été une sacrée aventure. Je voulais raconter au mieux cette histoire et aller jusqu’au bout. Ça a pris trois ans et demi alors que normalement il faut un an et demi à deux ans maximum pour tourner un documentaire. Ça a donc été très long. Surtout que l’aventure ne fait que commencer pour le film. Il sera diffusé dans un mois sur Grand Lille TV mais j’aimerais bien pouvoir trouver d’autres diffuseurs et un distributeur pour qu’il soit diffusé dans des salles de cinéma de la région et dans des festivals.