Pas-de-Calais: Une erreur humaine à l'origine du décès d'une participante à un saut à l'élastique

JUSTICE Deux prévenus, coupables d’avoir mal attaché les participants à un saut à l’élastique mortel, comparaissaient, mardi, devant le tribunal de Saint-Omer

G.D. avec AFP

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Le tribunal de Saint-Omer.
Le tribunal de Saint-Omer. — G. Durand / 20 Minutes

Un saut à l’élastique s’était terminé tragiquement en 2015. Lors du procès qui se tenait, mardi, à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, le procureur de la République a demandé deux ans de prison avec sursis pour homicide involontaire, à l’encontre de deux bénévoles qui avaient mal vérifié le matériel.

Une femme de 28 ans était décédée lors de cet accident. Son compagnon de 33 ans avait été grièvement blessé. Il s’est suicidé en 2017, « très abîmé » psychologiquement depuis l’accident, a rapporté, à l’AFP, le procureur Patrick Leleu.

Décision le 2 avril

En revanche, rien n’a été requis contre l’association Élastique Fly, gérante du saut, et la société exploitante du site, Élastique X’Trême, poursuivis au titre de personnes morales pour homicide et blessures involontaires, selon La Voix du Nord. Le tribunal correctionnel rendra son jugement le 2 avril.

L’après-midi du 28 juin 2015, un jeune couple d’Hallennes-lez-Haubourdin, une commune proche de Lille chutait lourdement au sol lors d’un saut à l’élastique du haut d’une grue située à 65 m de hauteur, à Audincthun, dans le Pas-de-Calais. A une quinzaine de mètres du sol, il y a eu un dysfonctionnement au niveau du système d’attache.

« Ils sont dans la repentance »

Les deux prévenus, âgés au moment de l’accident de 21 et 36 ans, sont poursuivis pour homicide involontaire par inattention et négligence et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois.

Le premier n’avait pas vissé le mousqueton qui relie l’élingue à l’élastique ; le second – le chef de saut chargé de superviser les sauts – n’avait pas vérifié l’installation.

« Ils sont dans la repentance », a souligné le magistrat, qui a également requis une interdiction définitive d’exercer une activité liée au saut à l’élastique et à tout autre sport à risque.