Nord: Un homme soupçonné de vol identifié grâce au visiophone de sa victime

FAITS DIVERS Le fils de la victime octogénaire de vol par ruse se plaint de ne pouvoir signaler facilement à la police l’identité d’un suspect

Gilles Durand

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Image de la caméra de l'interphone.
Image de la caméra de l'interphone. — D.G.
  • Une personne âgée de 87 ans a été victime d’un vol par ruse à son domicile de Lambersart.
  • L’un des deux suspects du cambriolage a été filmé par la caméra du visiophone et reconnu, selon le fils de la victime qui regrette que ces « éléments de preuve » soient compliqués à faire parvenir à la police.

Au départ, il s’agit d’un vol par ruse, hélas, habituel. Sauf que, cette fois, l’un des deux suspects de cambriolage a été filmé à visage découvert par l’interphone de sa victime. Pourtant, à en croire le fils de cette dernière, l’affaire est loin d’être résolue.

Retour en arrière. Jeudi matin, deux personnes se font passer pour des agents des Eaux et pénètrent au domicile d’une femme de 87 ans, à Lambersart. « L’un demande à la personne âgée de faire chauffer de l’eau pour repérer les bijoux qu’elles pourraient avoir aux mains, raconte le fils de la victime. Pendant ce temps-là, l’autre monte à l’étage pour dérober 10.000 euros de bijoux. »

« L’affaire s’arrêtera là »

Le lendemain, la victime va déposer plainte au commissariat de La Madeleine. Entre-temps, la vidéo de l’interphone dévoile le visage de l’un des suspects. « J’ai contacté le commissariat pour leur expliquer qu’un des cambrioleurs avait même été identifié par le service de sécurité, raconte le fils. On m’a répondu qu’il fallait que la victime revienne déposer un complément de plainte. »

Agacé, il décide que « l’affaire s’arrêtera là ». « Ma mère a subi un infarctus il y a un mois. Elle ne va pas de nouveau attendre quatre heures au commissariat. Pour ma part, je travaille et vis en région parisienne, il m’est difficile de me déplacer en dehors du week-end, ce qui ne convient pas au commissariat », dénonce-t-il. Contactés par 20 Minutes, les services de police de la Direction départementale de la sécurité publique plaident le malentendu : « Le complément de plainte est obligatoire pour que les nouveaux éléments soient pris en compte. Mais si la victime est âgée, quelqu’un de sa famille peut très bien être mandaté pour venir déposer plainte à sa place. Et dans certains cas, la police peut aussi se déplacer. »