Ascoval: L’Etat demande à Altifort de se retirer et cherche un autre repreneur

ECONOMIE Le ministère de l'Economie pousse Altifort vers la sortie et se donne un mois pour trouver un autre repreneur

20 Minutes avec AFP

— 

L'aciérie Ascoval, à Saint-Saulve, dans le Nord.
L'aciérie Ascoval, à Saint-Saulve, dans le Nord. — F.Lo Presti/AFP

Mardi, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a annoncé avoir demandé au groupe Altifort de retirer son projet de reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, dans le Nord. Il précise que l’Etat se donne un mois pour trouver un autre repreneur. « Altifort, qui était le repreneur d’Ascoval, a annoncé qu’il ne serait pas en mesure de tenir ses engagements », a déclaré Bruno Le Maire, à l’issue d’une réunion au ministère avec les représentants des salariés et le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

« J’ai demandé à Altifort de cesser toute participation au dossier » et de « se retirer de toute possibilité de reprise d’Ascoval », a poursuivi le ministre, estimant que le groupe franco-belge avait « trompé les salariés » mais aussi « les élus locaux et l’Etat ».

« On repart à zéro », estime le porte-parole de l’intersyndicale d’Ascoval

Lors de la réunion organisée à Bercy, « nous avons tous décidé collectivement […] de nous donner un mois supplémentaire pour trouver un repreneur », a par ailleurs indiqué Bruno Le Maire, promettant de « multiplier les contacts dans les jours à venir ». « Oui, le sujet est difficile » et « les chances de réussite ne sont pas garanties ». Mais « Ascoval est une belle aciérie. Ascoval est un outil de production moderne, compétitif. Ascoval a des commandes. Ça vaut le coup de se battre », a-t-il insisté.

« On repart à zéro », a souligné Bruno Kopczynski, porte-parole de l’intersyndicale d’Ascoval. « On sait qu’il y a des marques d’intérêt. Il faut se remonter les manches », a-t-il ajouté, en estimant que le « message » était désormais « clair » pour les éventuels repreneurs.