VIDEO. France-Ecosse: «Cette sensation de jouer à domicile est bizarre», selon Lisa Martin

RUGBY FEMININ Quatre rugbywomen écossaises auront la sensation de jouer à domicile le match France-Ecosse au Stadium de Villeneuve d’Ascq, près de Lille, samedi

Gilles Durand

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L'ouvreuse de l'équipe de rugby d'Ecosse, Lisa artin, licenciée au LMRCV, à Villeneuve d'Ascq
L'ouvreuse de l'équipe de rugby d'Ecosse, Lisa artin, licenciée au LMRCV, à Villeneuve d'Ascq — Jeff Holmes/SIPA
  • Samedi, se dispute à Villeneuve d’Ascq, près de Lille, la rencontre du tournoi des 6 nations féminines entre la France et l’Ecosse.
  • Quatre Ecossaises jouent, ou ont joué, au LMRCV, le club de Villeneuve d’Ascq.
  • L’ouvreuse écossaise du LMRCV, Lisa Martin, raconte ses sensations de jouer à domicile.

Elle sera un peu comme chez elle. Depuis l’été dernier, Lisa Martin, 46 sélections en équipe d’Ecosse, porte les couleurs du LMRCV, le club de rugby de Villeneuve d’Ascq, près de Lille, qui évolue dans le Top 16. Or, samedi, le match du tournoi des 6 nations entre l’Ecosse et la France* se dispute au Stadium de Villeneuve d’Ascq.

L’internationale écossaise débutera sur la touche, mais comme ses équipières, Jade Konkel (3e ligne), Lisa Thomson (3/4 centre) et Chloe Rollie (arrière) – qui ont joué ou joue encore au LMRCV – le match aura une saveur particulière.

Pourquoi avoir choisi de venir jouer au LMRCV ?

Une convention lie la fédération écossaise au club de Lille. J’ai saisi l’opportunité qui se présentait à moi. Ça me permettait de me consacrer entièrement au rugby. D’anciennes joueuses m’avaient parlé de ce club et de son palmarès. Ça me semblait une bonne décision.

Avez-vous la sensation de progresser ?

L’équipe du LMRCV traverse une phase de reconstruction avec beaucoup de jeunes joueuses. J’ai dû m’adapter et apprendre rapidement, tant sur le terrain qu’à l’extérieur. A mon arrivée, j’étais une des plus expérimentées et je jouais à une position charnière. C’était un gros défi. Ce que j’ai appris m’a aidé dans mon développement en tant que joueuse, mais aussi en tant que personne. Je suis confrontée à des joueuses de classe mondiale chaque semaine dans des rencontres très physiques. Ça m’a permis d’améliorer ma connaissance du jeu et mes prises de décision. J’espère transmettre tout ça à l’équipe nationale d’Ecosse.

Que faites-vous en dehors du rugby ?

A Lille, je ne travaille pas, mais j’étudie par internet un cursus sur la nutrition. Quand je rentre en Ecosse, je dirige une œuvre de bienfaisance qui utilise le rugby pour aider les enfants en difficulté et les chômeurs à retrouver le chemin de la réussite.

Avez-vous connu des difficultés d’adaptation ?

Le mode de vie en France est tout à fait différent, comparé à Edimbourg. C’est très décontracté. Coté sportif, c’est super d’avoir un terrain d’entraînement trois soirs par semaine. Maintenant, j’ai l’impression d’avoir à peu près compris le langage sur le terrain. C’est un peu plus facile pour assimiler les combinaisons de jeu.

Ce sera un avantage ou une pression de jouer à Villeneuve d’Ascq ?

C’est une bonne chose d’avoir France-Ecose à Lille. Cette sensation de jouer à domicile est bizarre. Elle doit être partagée par Chloé [Rollie] et Jade [Konkel]. Je n’ai aucun doute sur le fait que nous aurons un remarquable accueil. Partout où on joue en France, les spectateurs sont très bruyants et très partisans. Ce n’est pas différent à Lille. Chaque match du LMRCV à domicile, une fanfare accompagne les matches.

Sincèrement, l’Ecosse peut-elle battre la France ?

L’équipe de France est très forte en ce moment. Nous sommes conscientes qu’il s’agit d’un défi énorme. Mais certaines d’entre nous ont l’expérience d’avoir joué contre elles en championnat. Nous allons utiliser cette expérience. L’équipe d’Ecosse ne tourne jamais le dos à un défi.

* A 21h, sur France 4