VIDEO. Lille: Laura Di Muzio, la voix nordiste du rugby féminin à la télévision

RUGBY La joueuse de rugby du LMRCV, Laura Di Muzio, sera à nouveau consultante pour France Télévisions à l'occasion du match France-Ecosse qui se disputera sur ses terres, à Villeneuve d'Ascq

Gilles Durand

— 

Laura Di Muzio, capitaine du club de rugby du LMRCV et consultante sur France Télévisions.
Laura Di Muzio, capitaine du club de rugby du LMRCV et consultante sur France Télévisions. — G. Durand / 20 Minutes
  • Depuis deux ans, la rugbywoman de Villeneuve d'Ascq, Laura Di Muzio, commente les matchs du tournoi des VI Nations féminin.
  • Laura Di Muzio a également créé sa propre entreprise pour accompagner les sportives de haut niveau et les entreprises aux techniques de management du sport.
  • La Nordiste sera chez elle puisque le match France-Ecosse de samedi a lieu au Stadium de Villeneuve d'Ascq.

« Ce sera mon dixième ou douzième match aux commentaires », réfléchit Laura Di Muzio. A 28 ans, la rugbywoman du club de Villeneuve d’Ascq, le LMRCV, commence à prendre sérieusement ses marques à la télé. Samedi, elle sera, une nouvelle fois, consultante sur France Télévisions pour le match du tournoi des VI Nations, France-Ecosse, en compagnie de Jean Abeilhou*.

Il y a deux semaines, elle avait commenté Angleterre-France sur France 2. Cette fois, la capitaine du LMRCV sera sur ses terres, au Stadium de Villeneuve d’Ascq. Et ce match aura une résonance particulière dans la mesure où elle va commenter les faits et gestes de ses équipières du LMRCV, Ianna Rivoalen et Gabrielle Vernier, qui évoluent en équipe de France... mais aussi dans les rangs écossais.

Convention avec la fédération écossaise

Depuis le début de la saison, deux internationales écossaises, l’ouvreuse Lisa Martin et Chloé Rollie portent en effet le maillot villeneuvois. « Le LMRCV a signé une convention avec la fédération écossaise pour accueillir leurs meilleures joueuses, histoire qu’elles s’aguerrissent dans le championnat français », explique Laura Di Muzio.

La jeune femme n’aurait jamais imaginé se retrouver dans cette situation, lorsqu’elle a commencé le rugby. « J’étais plutôt timide quand j’étais jeune, raconte Laura Di Muzio. Je n’avais aucune vocation à faire ça, même si j’aimais écrire sur le rugby et si j’ai tendance à prendre souvent le micro dans le bus lors des déplacements sportifs. »

« Je croyais que c’était une blague »

Pourtant, elle apprend ce métier en commentant quelques matches à la radio pour Sud Radio, puis France 4 la contacte pour des tournois de rugby à 7 en 2016. « Un jour, j’ai eu Jean Abeilhou au téléphone. Je croyais que c’était une blague », se souvient-elle.

La Nordiste Laura Di Muzio, en compagnie du journaliste Jean Abeilhou.
La Nordiste Laura Di Muzio, en compagnie du journaliste Jean Abeilhou. - L.M.

Le journaliste de France Télévisons lui propose de partager le micro pour le tournoi des VI Nations. « Sandrine Agricole venait d’être appelée comme kiné de l’équipe de France. Elle ne pouvait plus assurer le rôle de consultante. J’ai accepté de la remplacer. J’ai annulé un voyage à la réunion que j’avais programmé », poursuit la Nordiste.

Une expérience qu’elle ne regrette absolument pas. « Tout le monde est au petit soin avec moi, c’est génial », note-t-elle. Sa mission : expliquer les règles, « même celles qui me paraissent évidentes, car nous ne sommes pas face à un public d’initiés ». Son défi : « contrôler mon débit de parole », plaisante-t-elle.

Création de sa propre entreprise

Mais ces piges avec France Télévisions ne suffisent pas à remplir le porte-monnaie. Il y a trois, l’ancienne élève d’école de commerce a créé sa propre entreprise, LJA Sports, avec son ancienne équipière Alexandra Pertus et un ancien collègue de boulot. « A l’époque, ma boîte n’avait pas pu me libérer pour participer au tournoi alors que j’avais été sélectionnée. Un collègue est venu me voir pour qu’on monte notre propre boîte. »

Depuis, Laura Di Muzio propose de l’accompagnement pour les sportives de haut niveau et les entreprises aux techniques de management du sport. « On ouvre des fenêtres dans le quotidien du sport féminin car il faut toujours de battre pour exister ».

*A 21 heures, sur France 4