Nord: Pour attirer un libraire, une commune va payer son loyer pendant deux ans maximum

SOCIETE La ville de Leers s'engage à payer le loyer de 420 euros le temps que le commerçant s'installe pour ouvrir une librairie. Mais ça n'excèdera pas deux ans

François Launay
Livres (illustration)
Livres (illustration) — EliFrancis/ Pixabay
  • Depuis huit ans, la commune cherche à ouvrir une librairie en centre-ville.
  • Pour motiver un commerçant, la ville est prête à payer le loyer du local commercial pendant un maximum de deux ans.

Depuis huit ans, impossible d’acheter un journal ou un livre dans le centre-ville de Leers. Depuis la fermeture du dernier point presse-librairie, les habitants de cette commune de 9.600 habitants, située dans la métropole lilloise, se plaignent régulièrement de ce manque auprès du maire.

« C’est une remarque qui revient beaucoup de la part des habitants. On a un centre-ville vivant avec des commerces de bouche mais dans lequel il manque une librairie point presse », reconnaît Jean-Philippe Andriès, le maire de la ville.

La mairie pendra en charge le loyer de 420 euros pendant deux ans maximum

Alors, pour remédier à ce problème, le premier édile a eu une idée. Il y a un an, la halte-garderie de la ville déménage et laisse une maison vide en plein centre-ville. Un acheteur se présente, décide de racheter les lieux et accepte de refaire à ses frais une partie des travaux d’un local de 35 m2 que la ville souhaite dédier à une librairie.

A une condition : que la mairie s’engage à prendre en charge le loyer (420 euros) pendant une durée maximale de deux ans. Depuis, le maire cherche des gens intéressés pour relancer une librairie dans le centre.

C'est dans ce local que la librairie verra le jour
C'est dans ce local que la librairie verra le jour - Mairie de Leers

Une dizaine de personnes déjà intéressées

« Mon but, c’est de mettre le pied à l’étrier de quelqu’un qui pourrait commencer une activité dans le centre-ville pour la rendre pérenne. L’objectif n’est pas de payer le loyer pendant deux ans, mais le temps que la personne fasse son emménagement et démarre son activité, on la soutiendra. Et si par exemple au bout d’un an l’activité démarre et atteint vite un seuil de rentabilité, ça paraît logique que ce soit le commerçant qui paye son loyer », détaille le maire.

Alléchées par cette proposition, une dizaine de personnes ont déjà manifesté leur intérêt pour démarrer une activité. La municipalité se laisse quelques semaines pour trouver la personne idoine et enfin combler ce manque qui dure depuis trop longtemps.