Lille: Ce qui se cache derrière Ilévia, futur nom de Transpole

TRANSPORTS Bientôt parés de leurs nouvelles couleurs, les transports en commun de la métropole lilloise souhaitent attirer de nouveaux usagers que Transpole n’était pas parvenu à séduire…

Mikael Libert

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Le 28 janvier, il ne faudra plus dire Transpole, mais Ilévia.
Le 28 janvier, il ne faudra plus dire Transpole, mais Ilévia. — M.Libert / 20 Minutes
  • Le coût du changement de nom de Transpole est toujours inconnu avec précision.
  • De nouveaux services vont faire leur apparition dans les transports de la MEL : transport sur réservation, intégration tarifaire des TER, covoiturage.

Un changement de nom, et puis quoi ? Nous avions déjà annoncé sur 20 Minutes que les transports en commun de la Métropole européenne de Lille (MEL) allaient changer de nom à partir du 28 janvier. Que sait-on aujourd’hui et que ne saura-t-on jamais d’Ilévia, la marque qui va succéder à Transpole ?

En premier lieu, on ne saura sans doute jamais ce que veut dire le mot Ilévia. On ne saura même pas s’il signifie quelque chose pour les personnes qui l’ont trouvé. « Ce que je dis souvent aux personnes qui me posent la question, c’est la référence à Iléo », glisse mystérieusement Gilles Fargier, Directeur général d’Ilévia (futur ex-Transpole.). Iléo, c’est le nom donné par la MEL à sa régie de distribution d’eau. « C’était au cahier des charges de la nouvelle délégation de service public. Nous avons fait plusieurs propositions, c’est celle-ci qui a été retenue », confie-t-on à 20 Minutes. Bon.

Un coût élevé mais inconnu avec précision

L’autre chose que l’on ne saura pas, du moins avec précision, c’est ce que va coûter ce changement de nom. Le DG assure ne pas connaître en détail le montant de l’opération : « Le chiffre d’affaires sur les 7 ans de la délégation de service public se monte à deux milliards d’euros. Là-dessus, il y a 150 millions consacrés à la communication », explique Gilles Fargier. Avec les dents, nous avons tout de même obtenu un chiffre : « Le changement d’une livrée sur un bus coûte 4.500 euros », lâche le DG. Soit près de deux millions pour les 428 bus de la flotte. A cela, il faut ajouter les 143 rames de métro, les 24 rames de tramway, les stations, les arrêts, les véhicules de service, les bâtiments et les diverses fournitures (papier à en-tête…).

« Pour les habitants de la MEL, Transpole c’était le métro. Changer de nom est indispensable pour créer un effet de rupture, un nouveau regard et aller chercher de nouveaux clients », insiste Gilles Fargier. Le transporteur espère d’ailleurs atteindre 12 millions de voyages supplémentaires entre 2019 et 2021.

Nouveau nom, nouveaux services

Avec Ilévia arrivera l’intégration tarifaire des TER dans l’offre de transports en commun. Concrètement, pour le prix d’un ticket unitaire (1,65 euro) on pourra emprunter un train express régional dans les limites géographiques de la MEL. Soit 1,35 euro d’économie pour un trajet en TER entre Fretin et Lille-Flandres par exemple. Mais attention, il faudra être prévoyant et acheter son ticket en amont. Les automates de la SNCF ne délivreront pas de ticket Ilévia.

A noter aussi la possibilité de réserver son transport pour les habitants des communes de la seconde couronne. Des véhicules adaptés ramasseront le client à l’arrêt de bus le plus près de chez lui pour le conduire vers un arrêt de ligne régulière (métro, train) sans supplément de tarif.

En dernier lieu, la nouvelle application mobile Ilévia va proposer un service de covoiturage. Et, pour encourager conducteurs et voyageurs à l’utiliser, une offre de lancement est proposée : 2,50 euros pour les conducteurs et un euro pour les passagers. Le tout en « points fidélité » qui seront transformés en « avantages qu’il nous reste à déterminer », précise Ilévia.