Hauts-de-France: L’apprentissage connaît une petite révolution dans la région

FORMATION Le conseil régional des Hauts-de-France a mis en place 13 contrats de branches dans les domaines d’activité qui peinent à recruter…

Gilles Durand

— 

Illustration de l'apprentissage dans l'industrie.
Illustration de l'apprentissage dans l'industrie. — M.Libert / 20 Minutes
  • Dans les Hauts-de-France, de nombreuses entreprises peinent à recruter dans certains domaines, alors que le taux de chômage reste élevé.
  • Le conseil régional souhaite faire évoluer les formations en fonction des besoins des entreprises en tension, comme c’est le cas dans l’industrie, le numérique et l’hôtellerie.
  • Désormais, l’apprentissage pourra commencer à partir de la terminale.

Comment rendre plus efficace la formation initiale ? Le conseil régional des Hauts-de-France se penche sur la question dans une région où paradoxalement, le taux de chômage reste élevé alors que de nombreuses entreprises peinent à recruter dans certains domaines comme l’industrie, le numérique et l’hôtellerie.

« Nous venons de mettre en place un plan que le rectorat présente comme précurseur, souligne Karine Charbonnier, vice-présidente en charge de la formation professionnelle. Mais c’est un travail de longue haleine. » Ce plan, ce sont treize contrats de branche qui doivent faire évoluer les formations en fonction des besoins des entreprises.

La grande évolution, c’est l’ouverture de 4.500 classes mixtes en lycée professionnel. Jusqu’alors, les trois années de seconde, première et terminale étaient rythmées, soit par la vie scolaire, soit par l’apprentissage. Désormais, il sera possible de suivre une seconde et une première classique et d’intégrer la voie de l’apprentissage uniquement en terminale.

Taux d’insertion de 30 à 40 % supérieur

« Pour un même diplôme, le taux d’insertion de 30 à 40 % supérieur en apprentissage, or l’an dernier, environ 1.000 contrats d’apprentissage n’ont pas été pourvus. Nous espérons que cette nouvelle disposition va faciliter ce type de formation », précise Karine Charbonnier.

Par ailleurs, sur les métiers du numérique, le nombre de places en formation initiale va être doublé dans les lycées et les universités. Concernant les BTS, 1.900 places supplémentaires vont également être créées, soit une augmentation de 17 % de la capacité d’accueil des lycéens.

Enfin, la région promet de mettre le paquet sur l’orientation en multipliant, au sein des lycées, les présentations des métiers en tension.

Un plan pour dégripper la machine à recruter