Lille: A 18 ans, il lance une pétition pour améliorer la propreté des villes

ENVIRONNEMENT Un jeune homme de 18 ans a créé sa propre association pour lutter contre les dépôts de déchets sauvages…

Gilles Durand

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Une autre utilisation du gilet jaune pour le jeune Lommois, Lucas Vacrenier.
Une autre utilisation du gilet jaune pour le jeune Lommois, Lucas Vacrenier. — L. V.
  • A 18 ans, le Lillois Lucas Vacrenier a lancé une pétition en ligne pour réclamer un système de répression plus efficace contre les dépôts sauvages de déchets.
  • Depuis quatre ans, le Nordiste s’investit dans la vie de sa ville comme conseiller communal des jeunes.

Il rêve d’une ville propre. Lucas Wacrenier vient d’avoir 18 ans et il a déjà un sens civique particulièrement développé. Avec l’association Villes Propres, qu’il a créée, cet étudiant en architecture a lancé une pétition en ligne pour réclamer un système de répression plus complet contre les dépôts sauvages de déchets, rapporte La Voix du Nord.

« Il est temps de passer à la répression car le temps de la sensibilisation est révolu », mentionne ce jeune habitant de Lomme, ville associée à Lille, dans le Nord. Lucas Wacrenier souhaiterait augmenter les amendes pour chaque infraction et surtout faciliter la verbalisation contre ce genre d’incivilité.

« Il faut taper dans le porte-monnaie ! »

« Pour se faire comprendre, il faut taper dans le porte-monnaie ! », estime le jeune garçon qui imagine des brigades de l’environnement et de la propreté qui sillonneraient la ville pour identifier les contrevenants.

« Pour en avoir discuté avec la municipalité, il est difficile de mettre des amendes pour ce genre d’infraction. Ça doit changer, insiste-t-il. L’argent récolté pourra financer des projets dans la ville », explique Lucas Wacrenier à 20 Minutes.

Et de prendre un exemple pour argumenter son projet : « A Tournai, par exemple, c’est une société de sécurité privée qui s’occupe du stationnement et ça marche bien ». La ville de Roubaix, en 2015, avait tenté ce genre d’expérience pour les dépôts sauvages. Mais sans résultats probants.

Au conseil communal des jeunes

Qu’importe, depuis quatre ans, le jeune Lommois s’intéresse à la vie de sa ville. « Je suis entré au conseil communal des jeunes quand j’étais en seconde, raconte-t-il. Avec l’aide de la ville, nous avions réalisé une vidéo qui listait les lieux où on pouvait déposer ses déchets. »

Depuis tout jeune, il aime la nature et souhaite prendre de plus en plus de responsabilité dans ce combat pour la protéger. Ainsi, il organise régulièrement des séances de ramassage des déchets et sensibilise les plus jeunes, notamment avec un collège partenaire. « On s’aperçoit combien c’est un travail difficile de ramasser, alors qu’il serait aussi simple de ne pas jeter. »