Nord: Ils revendaient des parfums contrefaits contenant des substances nocives

FAITS DIVERS Les gendarmes du Nord ont mis fin à un trafic de cosmétiques de contrefaçon écoulés via une page Facebook…

Mikaël Libert

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Les parfums contrefaits contiennent de l'urine humaine (illustration).
Les parfums contrefaits contiennent de l'urine humaine (illustration). — E.Ubiquitous/REX/SIPA
  • Les gendarmes du Nord ont démantelé un trafic de cosmétiques de contrefaçon.
  • Les produits étaient achetés en Belgique et revendus via une page Facebook.
  • Ces parfums peuvent contenir des substances nocives et même de l’urine humaine.

A la fin du mois de novembre, les gendarmes du Nord ont démantelé un trafic de parfums et autre produits cosmétiques de contrefaçon dans le Valenciennois et en métropole Lilloise. Les militaires préviennent que ce type de produits contiennent des substances nocives et même répugnantes.

Les investigations menées notamment par les brigades de gendarmerie de Bouchain et Valenciennes ont permis, le 21 novembre dernier, d’interpeller un couple habitant la commune de Mastaing, entre Valenciennes et Cambrai. Lors de la perquisition du domicile, les militaires ont découvert 70 parfums contrefaisant des grandes marques.

Six personnes placées en garde à vue

Les suites de l’enquête ont permis aux gendarmes d’interpeller et de placer en garde à vue deux autres couples. L’un habitant Escaudain, près de Valenciennes, et l’autre à Wattrelos, près de Roubaix. Là encore, les perquisitions ont été fructueuses : 421 parfums et 653 cosmétiques.

Selon les enquêteurs, les produits étaient achetés en Belgique à des vendeurs à la sauvette pour des prix compris entre 8 et 13 euros. Les mis en cause sont soupçonnés d’avoir ensuite revendu la marchandise via une page sur Facebook pour des montants allant jusqu’à 30 euros la pièce.

De l’antigel ou de l’urine

Les gendarmes estiment que les faux parfums sont fabriqués en Chine et exportés ensuite vers l’Europe. Une filière dont les produits ont déjà fait l’objet d’analyses aux résultats surprenants. Le liquide vendu comme parfum contient des substances parfois nocives, comme de l’antigel ou des produits chimiques pouvant provoquer des brûlures. Moins dangereux mais plus dégoûtant, ils contiennent aussi des traces d’urine humaine.

Les mis en cause ont été remis en liberté en attendant les suites de la procédure, notamment l’identification de toutes les marques de parfum concernées.