Nord: Ce que vous ne savez peut-être pas sur le plan hiver pour les routes

CIRCULATION Avec le retour du froid, les collectivités organisent les plans de viabilité hivernale pour garder autant que possibles les routes ouvertes en cas de neige…

Mikaël Libert

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En prévision de l'hiver, les stocks de sel sont au maximum.
En prévision de l'hiver, les stocks de sel sont au maximum. — M.Libert / 20 Minutes
  • Le plan de viabilité hivernale du Nord est entré en vigueur, lundi.
  • Dans un même département, des acteurs différents gèrent l’entretien des routes.
  • Un stock de 6.000 tonnes de sel a été prévu pour cet hiver.

Même si l’on ne s’en rend pas encore bien compte, l’hiver arrive et, avec lui, le froid, le verglas et la neige. Pour ne pas être prises au dépourvu, les collectivités organisent ce que l’on appelle la « viabilité hivernale », un dispositif pour garder autant que possible les routes praticables. Trois points pour comprendre comment cela fonctionne.

Qui fait quoi ?

Selon l’endroit où l’on se retrouve bloqué sous la neige, on doit en vouloir à différentes personnes. Le conseil départemental du Nord est en charge des routes départementales, soit 4.430km de voies. L’Etat, au travers de la Direction interdépartementale des routes (DIR) du Nord, s’occupe du réseau routier national, y compris les autoroutes non concédées, soit 1.074 km de routes et 300 km de bretelles. Les sociétés d’autoroutes gèrent elles-mêmes leur réseau. Ensuite, il y a les communes et les intercommunalités. La Métropole européenne de Lille, par exemple, doit entretenir 1.350 km de voiries.

Qui décide quand il faut saler ?

Non, ce n’est pas Météo France, ni le préfet. Le département du Nord possède 12 stations météo réparties sur son territoire. Il paye aussi un service privé de prévisions météorologiques. Mais au bout de la chaîne, forts de ces informations, ce sont les agents qui prennent la décision finale lorsqu’il s’agit de traitements préventifs. « Il y a une part de subjectivité qui peut-être parfois à l’origine de bugs », concède le président du département, Jean-René Lecerf. Ce mode de fonctionnement est le même pour la DIR Nord.

Qui dit réchauffement dit moins d’interventions ?

En fait, non. L’hiver dernier, 5.450 tonnes de sel ont été déversées sur les routes du département sur un stock de 6.000 tonnes. Et au cours des cinq mois de viabilité hivernale 2017-2018 (de novembre à mars), la totalité du réseau a été traitée près de 70 fois. Pour cette année, les services du département s’attendent à des conditions similaires et les stocks de sel ont été prévus en conséquence. « Et en cas de besoin, nous pouvons nous faire livrer davantage de sel sous 48h », souligne Arnaud Decagny, vice président en charge des routes au département.

Par ailleurs, les moyens engagés permettent de traiter les trois quarts des routes départementales en 3h30. Un délai réduit à trois heures pour l’ensemble des routes dont la MEL a récupéré la gestion.