Nord: Nouvel espoir pour les 466 suppressions de postes chez Happychic?

SOCIAL La direction d'Happychic et le syndicat CGT restent en désaccord sur le périmètre de reclassement des salariés dont le poste va disparaître...

Gilles Durand

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Yamina Azzi, déléguée syndical CGT en grève de la faim devant le siège d'Happychic, à Roubaix (à gauche) et Farida Kheelifi, secrétaire de la CGT Roubaix et environs.
Yamina Azzi, déléguée syndical CGT en grève de la faim devant le siège d'Happychic, à Roubaix (à gauche) et Farida Kheelifi, secrétaire de la CGT Roubaix et environs. — FK / Facebook
  • Les syndicats souhaiteraient que le plan de reclassement des 466 suppressions de postes soit élargi au périmètre des entreprises appartenant au groupe Mulliez.
  • Une déléguée syndicale poursuit sa grève de la faim contre le plan social.
  • La direction a accepté « de prendre contact avec d’autres entreprises des bassins d’emplois » concernés par les suppressions d’emplois.

Un premier pas vers un terrain d’entente ? La direction d’Happychic, fabricant nordiste de prêt-à-porter (Brice, Jules et Bizzbee), a affirmé, mercredi, via un communiqué de presse, qu’elle « acceptait de prendre contact avec d’autres entreprises des bassins d’emplois » concernés par les 466 suppressions de postes.

Périmètre du groupe Mulliez

Depuis l’annonce, en juillet, du plan social, direction et syndicats sont en désaccord sur le périmètre des possibilités de reclassement. Les syndicats réclament que Happychic se positionne « sur le périmètre du groupe Mulliez dont l’entreprise fait partie ».

Une demande que rejette le groupe Happychic. « S’il est vrai que de nombreuses enseignes de distribution du Nord ont été fondées par des entrepreneurs issus ou soutenus par des membres de la famille Mulliez, il n’existe pas de liens juridiques et économiques entre ces différentes entreprises », souligne Jean-Chrisophe Garbino, PDG d’Happychic.

« Tous les dirigeants de cette galaxie Mulliez sont reclassés dans le groupe qui, soi-disant, n’existe pas. Alors, pourquoi pas les salariés ? », interroge Farida Kheelifi, secrétaire CGT de Roubaix et environs.

Treizième jour de grève de la faim

Cette dernière était venue prêter main forte à une déléguée CGT en grève de la faim depuis 13 jours, contre le plan social, devant le siège social à Roubaix. « Ça va. J’ai perdu 7 kg, mais j’ai encore de la marge », assure Yamina Azzi à 20 Minutes.

Une nouvelle réunion de négociations doit avoir lieu, lundi.