Lille: Le projet du quartier Saint-Sauveur suspendu par le tribunal administratif

JUSTICE Le juge des référés du tribunal administratif de Lille a décidé de suspendre le projet de nouveau quartier Saint-Sauveur tant qu’une étude sur la qualité de l’air n’a pas été réalisée…

Gilles Durand

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La friche saint-Sauveur, à Lille, en août 2018.
La friche saint-Sauveur, à Lille, en août 2018. — G. Durand / 20 Minutes

Une victoire pour les opposants au nouveau quartier lillois. Le juge des référés du tribunal administratif de Lille a suspendu, ce vendredi, la délibération de la Métropole de Lille (MEL) déclarant le projet Saint-Sauveur d’intérêt général. Il manque une étude sur la qualité de l’air.

En 2015, le conseil de la MEL avait approuvé la création d’une zone d’aménagement concerté (ZAC) sur le site de l’ancienne gare de marchandise Saint-Sauveur. Lors d’une enquête publique menée au printemps 2018, le commissaire enquêteur avait émis des conclusions favorables, mais avec trois réserves.

Une réserve non levée

Ces réserves n’avaient pas empêché la MEL de déclarer le projet d’intérêt général. Deux associations avaient alors demandé au juge des référés de suspendre l’exécution de cette délibération sur l’intérêt général.

C’est chose faite. Le juge a noté que « la troisième réserve du commissaire enquêteur, qui avait demandé des études complémentaires quant à l’incidence du projet sur la qualité de l’air, était restée sans suite ». « Cette réserve doit donc être considérée comme une conclusion défavorable au projet », souligne le tribunal administratif, dans un communiqué.

La piscine olympique absente du projet

En revanche, les deux réserves concernant les risques de pollution de la nappe phréatique et l’absence d’avis de l’Agence régionale de santé (ARS) sur le projet avaient été levées.

Contactée par 20 Minutes, l’ARS avait néanmoins expliqué que le projet qu’elle avait reçu ne faisait pas mention de la construction d’une piscine olympique. De ce fait, elle ne pouvait pas donner d’avis sur un projet incomplet.

Par ailleurs, le juge relève que l’étude d’impact réalisé en mai 2017 comporte des inexactitudes en ce qui concerne l’état d’avancement du projet d’implantation de cette piscine olympique. « Ces insuffisances et inexactitudes ont pu avoir pour effet de nuire à l’information complète de la population », indique le tribunal.