Lille : Bonne nouvelle, on risque moins la maladie cardiovasculaire qu'il y a 25 ans

SANTE Une étude parue sur le site de l'institut de  bulletin hebdomadaire de la santé publique concernant l'évolution des risques cardiovasculaires à Lille. L'occasion de faire le point avec l'auteur sur cet aspect de la santé publique qui fait tâche dans la région.

Gilles Durand

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La salle hybride cardiovasculaire robotisée de l'hôpital cardiologique du CHRU de Lille (Archives).
La salle hybride cardiovasculaire robotisée de l'hôpital cardiologique du CHRU de Lille (Archives). — M.LIBERT/20 MINUTES

Enfin une bonne nouvelle concernant la santé publique dans le Nord. Une étude, menée par l’Institut Pasteur de Lille et l’Inserm, montre que les facteurs de risque cardiovasculaire et la mortalité coronarienne prématurée sont en baisse dans l’agglomération lilloise, entre 1986 et 2013. L’étude portait sur les personnes âgées de 40 à 64 ans.

« C’est un signal encourageant »

Un article sur le sujet paraît, ce mardi dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire (InVS). « Cette baisse s’inscrit dans un mouvement de diminution nationale. Malheureusement, le Nord et Lille restent dans une moyenne plus élevée que le reste de la France, mais c’est un signal encourageant », souligne l’Institut Pasteur de Lille.

Les raisons de cette diminution des risques résident dans une meilleure prévention et une meilleure prise en charge des malades. « Le dépistage fonctionne de mieux en mieux », souligne Pasteur.

Le cas de l’obésité

L’auteur de l’article, Guillaume Clément, explique aussi cette situation par une diminution du tabagisme passif chez les hommes (il a stagné chez les femmes) et du diabète chez les femmes (il est resté stable chez les hommes).

Deux autres facteurs entrent en jeu : l’hypertension artérielle et les problèmes de cholestérol également en baisse dans la population lilloise. « C’est une réussite de la politique de prévention qui a modifié certains comportements », explique l’institut.

Reste un facteur de risque cardiovasculaire qui, lui, reste bien présent dans la métropole lilloise, comme dans toute la région d’ailleurs : l’obésité. Sur la même période de 27 ans, elle est, certes, restée stable chez les femmes, mais a fortement augmenté chez les hommes.

Encore un petit effort de prévention. Même si l'obésité, dans certains cas, peut être génétique.