Lille: D'une équipe de mamans au monde pro, le Losc féminin a bien changé

FOOTBALL L'équipe féminine du Losc a connu un drôle de parcours avant de se faire une place dans l'élite du foot français...

Francois Launay

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A Villeneuve d'Ascq, le 11 juin 2017 - Scene de jeu lors du match entre le Losc et La Roche-sur-Yon, en, D2 feminine.
A Villeneuve d'Ascq, le 11 juin 2017 - Scene de jeu lors du match entre le Losc et La Roche-sur-Yon, en, D2 feminine. — Gilles Durand / 20 Minutes
  • Parti de rien en 2004, le foot féminin lillois a connu une belle ascension.
  • Né à Templemars avec des mères de famille, le club a été absorbé par le Losc en 2015.
  • Depuis, Lille a encore franchi des étapes comme en témoigne cette deuxième saison d’affilée en D1 féminine.

C’est une ascension que Jules-Jean Leplus était à mille lieues d’imaginer il y a une quinzaine d’années. Responsable du Losc féminin, le dirigeant vient de débuter une deuxième saison d’affilée dans l’élite. Sixièmes l’an passé, les filles tenteront encore de se maintenir cette saison. Renforcée par l’arrivée de quatre recrues, l’effectif de 22 joueuses est composée à moitié de contrats fédéraux. Le reste des joueuses ont un travail à côté ou sont étudiantes.

Avec un budget évalué à un million d’euros, le Losc a mis les moyens pour ses filles. Alors forcément, quand Jules-Jean Leplus se remémore ses premières heures avec le foot féminin lillois, il n’en croit pas ses yeux. « En 2004, j’étais éducateur avec des U13 garçons à Templemars. Leurs mamans, qui avaient envie de jouer au foot, m’ont demandé de créer une équipe féminine. Elles avaient en moyenne 38 ans et ne maîtrisaient pas encore toutes les règles. Je revois encore une maman, qui avait obtenu un coup franc, faire une touche au milieu du rond central », se marre le dirigeant.

Jules-Jean Leplus, dirigean historique du foot féminin lillois
Jules-Jean Leplus, dirigean historique du foot féminin lillois - Marc Van Ceunebroeck

« Il faut savoir garder ses valeurs »

Malgré ces débuts compliqués, le petit club de Templemars grandit vite et monte de six divisions pour arriver jusqu’en D2. De quoi éveiller l’intérêt du Losc qui absorbe le club en 2015 pour lancer sa section féminine. Depuis, les filles du Nord sont montées dans l’élite et ont des conditions d’entraînement dignes des pros. Un autre monde qui ne fait pas tourner la tête au dirigeant historique. « Il faut savoir garder ses valeurs même s’il faut parfois recadrer un peu des parents ou des joueurs. Mais ça reste simple », explique Jules-Jean Leplus, très attaché à cette humilité. Logique pour quelqu’un qui sait d’où vient le club nordiste.

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