Hauts-de-France: Le préfet va-t-il devoir enclencher la circulation différenciée ?

ENVIRONNEMENT Le niveau d’alerte sur persistance pour l’ozone devrait être atteint ce vendredi dans les cinq départements de la région. Des mesures de restriction de la vitesse vont entrer en vigueur dès jeudi. Le préfet n’a pas évoqué la circulation différenciée…

Mikael Libert

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La pollution à l'ozone est, notamment, le produit combiné de la circulation automobile et des fortes chaleur.
La pollution à l'ozone est, notamment, le produit combiné de la circulation automobile et des fortes chaleur. — Martin Meissner/AP/SIPA

Collez votre vignette, on ne sait jamais. Selon les modèles de prévisions d'Atmo, association qui mesure la qualité de l’air, la région des Hauts-de-France a atteint, ce jeudi, le niveau d’alerte persistance pour la pollution à l’ozone.

L’ozone se forme, à partir des polluants, émis par le trafic automobile et les activités industrielles sous l’action du soleil et des fortes températures. On est en plein dedans. Atmo a donc enregistré un épisode de pollution à ce gaz qui persiste ce jeudi et, selon les prévisions de l’association, devrait aussi être observé vendredi. Selon la préfecture du Nord, « les concentrations d’ozone dans l’atmosphère pourraient dépasser le niveau réglementaire, fixé à 180 µg/m3 ».

Pas encore de mesures restrictives

Dans un arrêté préfectoral publié, jeudi après-midi, le représentant de l’Etat annonce des mesures pour limiter les effets de cette pollution. En effet, les conditions météorologiques attendues vendredi n’étant pas propices à une évolution en bien de la qualité de l’air. Selon Atmo, cette dernière est classée, pour jeudi et vendredi, avec un indice de 8/10, soit « mauvais ».

A partir de 17h, jeudi, les mesures habituelles entreront en vigueur, telle que la réduction de la vitesse sur les axes routiers. L’arrêté préfectoral est valable jusqu’à vendredi, 12h, mais il pourra être reconduit en fonction des prévisions pour les jours suivants.

Pour l’instant, il n’a pas été question d’utiliser l’autre arme de l’arsenal antipollution dont dispose le préfet : la circulation différenciée. Que ce soit sur la base des fameuses vignettes Crit’air, ou sur la base des numéros de plaque d’immatriculation. Rappelons que ces deux solutions n’ont encore jamais été employées dans la région.