Nord: La ministre du Travail justifie les 466 suppressions de poste chez Happychic

SOCIAL Après Pimkie, la branche textile du groupe Mulliez annonce plus de 460 suppressions de poste dans les enseignes Brice, Jules et Bizzbee…

G.D. avec AFP

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La ministre du Travail, Muriel Péicaud.
La ministre du Travail, Muriel Péicaud. — SIPA

Nouvelles suppressions de postes dans la branche textile de la galaxie Mulliez. Après Pimkie, le groupe de prêt-à-porter Happychic va supprimer 466 postes et fermer quelque 90 magasins des marques Brice, Bizzbee, et Jules d’ici à 2020-2021.

Il s’agit d’un « maximum de 466 postes », selon la direction du groupe qui a annoncé ce plan de restructuration, mardi, en comité d’entreprise extraordinaire au siège à Roubaix, dans le Nord.

« On ne peut pas garder les métiers du passé »

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a réagi, ce mercredi, à cette annonce en estimant qu'« on ne peut pas garder les métiers du passé » et qu’il faut investir dans la formation pour accompagner les travailleurs vers les « métiers du futur ».

« C’est vrai qu’on a une mutation des métiers. La distribution en est un exemple très fort ». Le développement de « l’e-commerce, c’est moins de magasins mais plus de logistique et de transport (…) C’est ça qu’on doit accompagner », a déclaré la ministre sur RTL.

« On ne peut pas garder la bougie quand l’électricité arrive. Par contre, il faut que tout le monde puisse aller dans l’ère de l’électricité, ou l’ère de l’Internet, ou dans les métiers du futur. Il faut un investissement massif pour que chacun ait la capacité d’avoir des compétences », a-t-elle ajouté.