VIDEO. Lille: Le Défouloir, un bar où on peut tout casser, ou presque...

INSOLITE Un jeune Lillois vient d’ouvrir un bar singulier où on peut démolir différents objets de recyclage pour décompresser…

Gilles Durand

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De gauche à droite: Karel Locquet, salarié du Défouloir, et Anael Callens, directeur et fondateur du lieu.
De gauche à droite: Karel Locquet, salarié du Défouloir, et Anael Callens, directeur et fondateur du lieu. — G. Durand / 20 Minutes
  • Depuis quelques jours, un bar un peu particulier, baptisé Le Défouloir, vient de voir le jour à Lille.
  • Le principe: permettre aux personnes énervées de venir se défouler en tapant sur différents objets.
  • Il existe trois lieux de ce genre en France.

« On va tout casser ». Les joueurs de l’équipe de France l’ont chanté après leur récente victoire au Mondial, un Lillois l’a fait. Depuis quelques jours, un bar un peu particulier, baptisé Le Défouloir, vient de voir le jour à Lille*. Sa singularité ? Permettre aux personnes énervées de venir se défouler.

Comment se défouler dans une salle d'activité prévue pour ça? A Lille, c'est désormais possible.
Comment se défouler dans une salle d'activité prévue pour ça? A Lille, c'est désormais possible. - G. Durand / 20 Minutes

L’idée, c’est de frapper comme un sourd sur différents objets : bouteilles, vaisselle, ordinateurs, appareils électroménagers… Une situation que le Lillois Anael Callens a découverte, il y a dix ans, par hasard, lors de vacances au Vietnam.

Les clients sont surtout des femmes

« C’était un endroit où on pouvait taper sur des objets. Je me souviens avoir testé, un samedi après-midi, mais dans des conditions de sécurité loin d’être optimales : en tongs, par exemple », raconte cet ancien salarié de Décathlon.

 

L’ouverture du même genre de lieu à Paris, le « Fury Room », le décide à franchir le pas, l’an dernier. « En novembre, l’étude du projet prenait corps et mi-mars, j’ai acheté le local, un ancien studio d’enregistrement », explique Anael Callens. Cinq pièces et un bar aménagés plus tard et l’aventure pouvait commencer.

« Les clients, pour l’instant, ce sont surtout des femmes qui ont besoin d’évacuer, après uns journée pourrie et des groupes de deux ou trois personnes qui viennent s’amuser, note le fondateur du lieu qui a embauché un salarié. Il y a, sans doute, une étude sociologique à faire sur le sujet, mais ce qui nous importe, c’est que les gens prennent du plaisir en toute sécurité, avec les vêtements de protection fournis. »

Partenariat avec une association de réinsertion sociale

Anael Callens a également conclu un partenariat avec une association de réinsertion sociale, spécialisée dans le recyclage. « J’avais aménagé les lieux avec du matériel de récupération, glisse-t-il. Pour les séances, je récupère aussi des vieux appareils dont on a déjà enlevé les pièces qui fonctionnent encore. En fait, on préfigure le boulot de recyclage en démolissant les objets ».

A 33 ans, ce porteur de projet voit grand. « En Grèce ou en Italie, il existe au moins une quinzaine de lieux comme ça. Cela existe aussi en Allemagne, en Russie, en Asie, au Canada ou au Mexique, précise-t-il. Ça a dépassé l’effet de mode. »

* 108, rue de Cambrai, à Lille. De 10 à 120 euros, sous réservations.

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