Lille: Deux à trois ans d’interdiction de stade contre dix supporters du LOSC

JUSTICE Les dix prévenus étaient poursuivis pour avoir envahi la pelouse du stade Pierre-Mauroy en mars dernier…

avec AFP

— 

Les supporters du LOSC envahissent la pelouse à l'issue du match contre Montpellier  / AFP PHOTO / FRANCOIS LO PRESTI
Les supporters du LOSC envahissent la pelouse à l'issue du match contre Montpellier / AFP PHOTO / FRANCOIS LO PRESTI — AFP

Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Lille a prononcé des peines d’interdiction de stade de deux et trois ans à l’encontre de 10 supporteurs du Losc. Ils étaient poursuivis pour avoir envahi la pelouse du stade Pierre-Mauroy, le 10 mars, à Villeneuve-d’Ascq.

Seul l’un des mis en cause, reconnu coupable de « provocation à la haine », a été condamné à trois ans d’interdiction de stade. Les autres supporters ne pourront plus mettre les pieds dans un stade de foot pendant deux ans. Outre cela, ils ont aussi été condamnés à 4.000 euros d’amende avec sursis.

Relaxés pour les violences sur les joueurs

En dernier lieu, trois supporters devront s’acquitter d’amendes de 200 à 300 euros pour des violences commises lors de l’envahissement du terrain. Ils ont en revanche été relaxés pour des violences présumées sur les joueurs du Losc Thiago Maïa et Fodé Ballo-Touré.

Le 10 mars, au coup de sifflet final de Lille-Montpellier lors de la 29e journée de L1 (1-1), des fans du Losc avaient pénétré sur la pelouse, criant « si on descend, on vous descend ». Le parquet avait ouvert une enquête de flagrance tandis que le club lillois avait déposé plainte pour violences aggravées, dégradations de biens et menaces de mort.

Lors de ce procès, qui a duré plus de huit heures, les prévenus avaient reconnu l’envahissement du terrain, invoquant pour la plupart la « frustration » d’une situation sportive difficile à l’époque. Le Losc a depuis évité la relégation en Ligue 2.

Maître Frank Berton, avocat de neuf des dix prévenus, avait dénoncé un « dossier pour l’exemple ». L’avocat du Losc, maître Marc Messager, avait mis en avant un « préjudice d’image, financier et pour le sport ».