Une branche de saule, dont le pollen est allergène.
Une branche de saule, dont le pollen est allergène. — © Fabrice ELSNER

SANTE

Hauts-de-France: Recherche volontaires pour surveiller les pollens allergisants

Afin de prévenir plus rapidement les personnes allergiques, l’association Atmo cherche des sentinelles volontaires capables de déceler la pollinisation de certaines plantes…

  • De plus en plus de personnes sont concernées par les allergies au pollen.
  • L’association Atmo lance un réseau régional de sentinelles pour déceler le plus rapidement possible les périodes et les secteurs de pollinisation.
  • Les volontaires pour observer la pollinisation des plantes seront formés.

Les pollens sous haute surveillance. Face à la recrudescence des allergies à ces grains microscopiques, l’association Atmo des Hauts-de-France vient de lancer un réseau régional de sentinelles baptisé pollin'air. Il sera chargé de déceler le plus rapidement possible les périodes et les secteurs de pollinisation.

« Nez qui coulent, éternuements, yeux irrités ou crise d’asthme, chaque année, à la même saison, ce sont les mêmes symptômes qui réapparaissent, explique Atmo. Pour être plus efficaces, nous recrutons des volontaires qui pourront nous signaler les phases de développement des pollens allergisants. »

Une liste des 26 espèces de plantes allergisantes

Car toutes les plantes ne le sont pas. Atmo a établi une liste des 26 espèces de plantes à surveiller, parmi lesquelles le noisetier, le charme, le frêne, le saule, le vulpin ou encore l’ortie. « Pas besoin d’avoir un jardin, on peut aussi aller faire des observations dans le parc près de chez soi, signale Atmo. Le plus important, c’est de savoir reconnaître les plantes ».

Pour ce faire, une formation est proposée pour les sentinelles volontaires, ainsi qu’une loupe pour distinguer la floraison, le début ou la fin de pollinisation. Car, selon les départements et les secteurs, le phénomène ne survient pas tout à fait au même moment.

Une meilleure prise en charge médicale

« Avoir des sentinelles dans chaque coin de nos cinq départements permettra d’être plus efficace dans le lancement des alertes allergie pour une meilleure prise en charge médicale », indique Atmo qui reconnaît manquer de volontaires sur la côte.

La région Lorraine avait lancé ce réseau de sentinelles en 2016, relayé depuis par la nouvelle région Grand-Est. Les Hauts-de-France sont la deuxième région à s’engager dans cette mobilisation. Pour l’instant, 33 personnes se sont déjà portées volontaires