Lille: Les bouchers-charcutiers veulent être protégés contre les vegan

CONSOMMATION Après la quatrième attaque d’un commerce lillois, la profession des bouchers-charcutiers en appelle au ministre de l’Intérieur…

M.L. avec AFP

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Le restaurant Canard Street a été vandalisé à Lille par des militants végan.
Le restaurant Canard Street a été vandalisé à Lille par des militants végan. — M.Libert / 20 Minutes

Les bouchers-charcutiers ont demandé la protection de la police au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, face aux attaques qu’ils subissent de la part de groupuscules végans. A Lille, une rôtisserie a été vandalisée dans la nuit de mercredi à jeudi. C’est la quatrième attaque de ce type en quelques semaines.

« Nous comptons sur vos services et sur le soutien de l’ensemble du gouvernement pour que cessent, le plus rapidement possible, les violences physiques, verbales, morales », indique une lettre datée du 22 juin, signée du président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), Jean-François Guihard.

« Surmédiatisation du mode de vie végan »

« Les 18.000 artisans bouchers-charcutiers » en France « s’inquiètent des conséquences de la surmédiatisation du mode de vie végan », indique le responsable se déclarant « choqué » qu’une partie de la population « veuille imposer à l’immense majorité son mode de vie pour ne pas dire son idéologie ».

Dans les Hauts-de-France, sept boucheries ont été aspergées de faux sang en avril. Depuis mi-mai, une boucherie, une poissonnerie, un restaurant et une rôtisserie ont été vandalisés. A chaque fois, les vitrines ont été brisées et une inscription « Non au spécisme » a été peinte sur la devanture. La maire de Lille Martine Aubry a indiqué que la mairie allait se constituer partie civile. Contacté à ce sujet par 20 Minutes, le parquet de Lille n’avait, ce lundi, pas d’avancées à communiquer sur les enquêtes en cours.

D’autres faits en France

Le syndicat CFBCT, assure que des faits similaires « ont été signalés en région Occitanie ». Il y avait eu, par ailleurs, fin mars, une militante vegan de la cause animale qui avait publié un message injurieux à l'égard d'un boucher tué dans un supermarché à Trèbes lors d’un attentat jihadiste. Elle avait été condamnée à sept mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ».

« Face à cette escalade de la violence, quelle sera la prochaine étape ? », s’interroge la fédération professionnelle de la boucherie, en estimant que « quelques individus ou organisations » cherchent à « semer la terreur ».