Nord: Au téléphone, un pompier aide une femme à sauver son père

SECOURS L’enregistrement du centre de traitement de l’alerte a été diffusé en accord avec la famille de la victime…

Mikael Libert

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Pompier du Nord en intervention
Pompier du Nord en intervention — O. Aballain / 20 Minutes

Les gestes qui sauvent. Jeudi, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Nord a rendu public l’enregistrement d’une conversation entre un pompier du centre de traitement de l’alerte et une femme, dont le père venait de faire un arrêt cardiaque.

L’intervention remonte à la veille de Noël 2017. Le 24 décembre, peu avant 13h, le « 18 » reçoit l’appel d’une habitante de Moncheaux, une petite commune située près de Douai, dans le Nord. « C’est urgent, mon père n’arrive plus à respirer », tente d’expliquer la requérante au téléphone. On sent dans la voix de cette dernière le stress, la panique.

Il explique le massage cardiaque en direct

Avec sang-froid, le pompier demande à la personne de se calmer et d’aller près de son père tout en restant en ligne. Il tente de se faire décrire la situation pour lui donner les conseils adaptés. « Mettez-le par terre, sur le dos puis mettez-le torse nu », ordonne le pompier sans toutefois la brusquer. Puis il lui demande de pratiquer un massage cardiaque.

«On appuie, on relâche, avec les deux mains, au milieu de la poitrine. Vous n’arrêtez jamais jusqu’à ce que les pompiers arrivent », poursuit-il, comptant à voix haute pour aider la femme dans ses mouvements. En plus de parler, le pompier regarde en direct la progression de l’équipe de secours. Pour rassurer la personne, il explique où ses collègues se trouvent, « ils entrent dans Moncheaux, ils arrivent dans une minute ».

Quelques secondes plus tard, les secours sont là et prennent le relais : « C’est bien madame, vous avez bien réagi. Bon courage, vous avez été très forte », déclare l’opérateur avant de raccrocher. L’histoire s’est finalement bien terminée. Les pompiers ont utilisé un défibrillateur pour faire repartir le cœur et, selon sa famille, l’homme ne garde aucune séquelle de son accident cardiaque.