Pas-de-Calais: Miss France verbalisée pour un rodéo en quad

INSOLITE Au guidon de l’engin, la jeune femme a été contrôlée par les gendarmes sur la commune d’Hesdin…

Mikael Libert

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Maeva Coucke, Miss France 2018, roulait sans casque sur un quad.
Maeva Coucke, Miss France 2018, roulait sans casque sur un quad. — Laurent Vu/SIPA

C’est la boulette. Dimanche, la nordiste Maeva Coucke, Miss France 2018, a été contrôlée par les gendarmes alors qu’elle roulait sans casque sur un quad ont révélé nos confrères du Journal de Montreuil. Un bien mauvais exemple alors qu’un projet de loi contre les rodéos urbains va être présenté à l’Assemblée nationale.

Dimanche dernier, la ville d’Hesdin organisait l’élection de Miss pays des sept vallées. Un événement auquel était invitée la miss France en titre, Maeva Coucke. Cependant, dans le courant de la soirée, la jeune femme et le maire de la commune, Stéphane Sieczkowski-Samier, ont décidé d’aller faire un petit tour en quad.

Miss France et le maire en quad sans casque

C’est la jeune femme qui a pris les commandes de l’engin et l’élu s’est assis derrière elle, aucun de deux ne portant de casque. Selon nos confrères, le duo s’est ainsi baladé dans les rues de la commune jusqu’à ce qu’il croise une patrouille de gendarmerie.

Les militaires ont naturellement contrôlé cet étrange équipage qui n’a pas tenté de prendre la fuite. On ignore si les deux contrevenants ont fait état de leurs qualités respectives auprès des gendarmes. Toujours est-il que la conductrice, a été verbalisée pour sa conduite d’un engin de type quadricycle à moteur sans casque homologué, une infraction sanctionnée par une contravention de 135 euros et le retrait de trois points sur le permis de conduire. Le maire d’Hesdin, lui, ne perdra pas de points mais devra s’acquitter d’une amende de 135 euros.

Si miss France ne s’est tout de même pas amusée à faire des wheel avec son engin, rappelons que son faux pas tombe mal. Le phénomène des rodéos urbains est de retour avec les beaux jours et les forces de l’ordre sont sur les dents. Plusieurs élus, notamment Martine Aubry, maire de Lille, ont tapé du poing sur la table pour que les autorités prennent en main cette question. Une proposition de loi du groupe LREM doit d’ailleurs être bientôt discutée à l’Assemblée nationale.