La flamme ouvrière brûle encore

Olivier Aballain - ©2008 20 minutes

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Fête du travail au pied des cheminées d'usine. Depuis l'an dernier, l'association le Non-Lieu les transforme en « totems » de la mémoire ouvrière chaque 1er Mai. Pour Olivier Muzellec, président de l'organisation roubaisienne, « c'est l'occasion de célébrer l'épopée ouvrière ». Baptisée les « beffrois du travail », l'opération permet de valoriser un patrimoine parfois menacé : « A Bailleul, par exemple, il ne reste qu'une cheminée sur la quarantaine d'antan », note Olivier Muzellec. Même situation à Mortagne-du-Nord, ville pionnière de ces « beffrois » : « Il n'en reste que quatre, alors la population a immédiatement adhéré », explique Cédric Verlynde, du collectif Vazydardar.

« L'intérêt c'est que chaque ville s'approprie le rendez-vous », estime Olivier Muzellec. « C'est l'occasion d'une vraie fête, ce qui avait un peu disparu des célébrations du 1er Mai », souligne Renaud Tardy, l'élu roubaisien initiateur du projet l'an dernier. Et ça prend : de trois villes en 2007, le programme s'étend sur cinq villes nordistes cette année (dont un déjeuner festif sur la zone de l'Union à Roubaix-Tourcoing), une dans le Pas-de-Calais... et sept villes belges-flamandes.