Nord: Il estimait qu’une pile de cigarette électronique l’avait brûlé, la justice le déboute

JUSTICE Alors qu’il accusait un commerce de lui avoir vendu une pile de cigarette électronique responsable de ses brûlures, un policier a été débouté par la justice…

Gilles Durand
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Illustration d'un vapotage.
Illustration d'un vapotage. — SEBASTIEN SALOM GOMIS / SIPA

Son pantalon avait pris feu alors qu’une pile de cigarette électronique se trouvait dans sa poche. Pour ce policier de 54 ans victime de graves brûlures, l’accident avait été causé par le matériel que lui avait vendu un commerce de Marcq-en-Barœul, dans le Nord. Il vient d’être débouté par le tribunal de Lille.

L’affaire commence en mars 2016, dans la cour de la caserne de CRS de Lambersart. Adepte du vapotage, un policier sent soudain une explosion dans la poche de son pantalon. Il est brûlé au 3e degré. Selon lui, la déflagration a été provoquée par la proximité entre les pièces de monnaie et une pile de cigarette électronique qu’il venait de mettre dans sa poche.

Aucune notice d’explication

Il reproche au commerce de lui avoir vendu la pile sans notice d’explication, ni mise en garde. Un huissier de justice avait prouvé que l’achat d’une pile s’effectuait sans notice. Le magasin marcquois assurait, de son côté, avoir vendu la pile avec la cigarette électronique et une notice.

Deux ans plus tard, le CRS est toujours en arrêt de travail après avoir subi deux greffes de la peau. Il réclamait 3.000 euros de dommages et intérêt. « Le tribunal a considéré que nous ne démontrions pas la faute commise par le vendeur, souligne Me Alexia Navarro, avocate de la victime. Il est possible que nous fassions appel ».

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