Nord: Elle utilise les déchets de l'océan pour faire des maillots de bain

ENVIRONNEMENT Une nordiste vient de lancer une collection de maillots de bain en nylon fait de matière plastique recyclée…

Mikael Libert

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Un maillot fabriqué en Econyl, un nylon fait de plastique recyclé.
Un maillot fabriqué en Econyl, un nylon fait de plastique recyclé. — D.McWall

Lundi, la commission européenne a proposé une vaste série de mesures visant à limiter l’utilisation d’objets en plastique à usage unique utilisés quotidiennement (pailles, assiettes) ou d’équipements de pêche. Le but affiché est de lutter contre la pollution, notamment des océans. Selon une étude des Nations Unies, ce sont plus de 8 millions de tonnes de plastique qui sont déversées dans les océans chaque année. A son petit niveau, Gwendoline Dessi, originaire de Valenciennes, entend participer à la lutte grâce à ses maillots de bain.

A 26 ans, elle vient de lancer Coco Frio, sa marque de vêtements de plage et de maillots de bain pour femme. Avant cela, elle a suivi un cursus de design et de mode à l’ école Duperré, à Paris. « La société a été créée en 2016, mais quelques galères m’ont empêché de lancer ma collection avant l’été 2018 », reconnaît la jeune femme.

Un intérêt économique et écologique

Un démarrage difficile qui est de l’histoire ancienne : « Je propose aujourd’hui cinq modèles de maillots deux pièces et trois en une pièce, le tout en différents coloris », détaille-t-elle. Néanmoins, si beaux sont ses maillots, ce n’est pas là que réside leur principal intérêt.

Gwendoline Dessi, créatrice de Coco Frio.
Gwendoline Dessi, créatrice de Coco Frio. - CocoFrio

« Le marché du maillot de bain est largement saturé. Je cherchais un moyen de me démarquer tout en apportant un côté environnemental à ma démarche », explique Gwendoline. Ainsi, elle a découvert l’Econyl : « C’est un tissu technique fabriqué à partir des déchets de plastique récupérés dans les océans. »

« Nous ne pouvons plus faire autrement que d’être éco-responsables, surtout nous, la jeune génération, assure-t-elle. Cette matière permet de faire un pas dans ce sens sans être au détriment du style pour mes maillots. »

Un maillot une pièce de la marque Coco Frio.
Un maillot une pièce de la marque Coco Frio. - D.McWall

Pour autant, le beau et le responsable ont un prix : « Oui, c’est plus cher qu’un tissu traditionnel. En moyenne, le maillot deux pièces se vend 130 euros. Mais en plus d’être responsable, la matière à l’avantage de ne pas se froisser », assure Gwendoline.