Lille: Des militants vegan accusés d'avoir vandalisé une boucherie

FAITS DIVERS La vitrine de la boutique a été brisée et un slogan tagué sur la façade…

Mikael Libert

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La boucherie l'Esquermoise, à Lille, a été vandalisée.
La boucherie l'Esquermoise, à Lille, a été vandalisée. — M.Libert / 20 Minutes

Ce mardi matin, une boucherie située rue Esquermoise, dans le Vieux-Lille, a été vandalisée. Un tag indiquant « stop au spécisme » a notamment été découvert. La responsable de la boutique, Valérie Carrel, accuse des militants vegan, se basant notamment sur les images de vidéosurveillance.

Les dégradations ont eu lieu vers deux heures du matin, lundi. « La vitrine a été totalement cassée, on en a vite déduit que c’était un groupe vegan vu les éléments inscrits sur la façade et du mode opératoire », a déclaré la responsable de la boucherie l’Esquermoise à l’AFP.

Selon une employée, la scène a été filmée par la caméra de vidéo surveillance du magasin. On peut voir sur la bande trois personnes, deux hommes et une femme, s’attaquant à la vitrine à l’aide d’une masse et de pierres.

Déjà vandalisée il y a un an

Le propriétaire de la boutique, Marc Daubie, et la responsable se sont tous deux rendus au commissariat de Lille en milieu d’après midi pour déposer plainte. Une employée précise que la police est venue dans le commerce pour tenter de relever d’éventuelles empreintes qui auraient été laissées par les suspects. Malgré tout, la boucherie a ouvert ses portes normalement.

« Il y a environ un an, la vitrine avait été barbouillée avec du faux sang », assure l’employée. « On avait été les premiers d’une longue série de magasins de boucherie attaqués dans la région », a expliqué Valérie Carrel à l’AFP. « Tous les matins j’arrive la peur au travail, ce sont des extrémistes », a-t-elle ajouté.

Martine Aubry, maire (PS) de Lille, s’est rendue en personne dans la boutique pour assurer le commerçant de son soutien. L’élu a ensuite réagi, se disant « consternée » par les actes de « militants qui se disent vegan ». « Chacun a le droit d’avoir des opinions et de les défendre. Mais rien ne justifie de tels actes de violence et de destruction d’un outil de travail », a martelé la maire de Lille, ajoutant que la mairie allait se constituer partie civile.