Lille: Petit séjour au palace pour les stars de Force ouvrière

POLÉMIQUE Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, son successeur et une dizaine de secrétaires du bureau confédéral ont privatisé un hôtel cinq étoiles à l’occasion du 24e congrès du syndicat ouvrier…

Joséphine Farine

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Jean-Claude Mailly, secrétaire général sortant de Force Ouvrière.
Jean-Claude Mailly, secrétaire général sortant de Force Ouvrière. — S.ALCALAY/SIPA

La direction de FO préfère le cinq-étoiles à la belle étoile. Le 24e congrès confédéral du syndicat Force ouvrière se déroule, depuis lundi, à Lille. En guise de logement, les secrétaires du bureau confédéral ont choisi un des trois hôtels les plus luxueux de la ville, a rapporté La Voix du Nord.

« Je gagne le smic je loge à l’Ibis… »

Jean-Claude Mailly, secrétaire général depuis quatorze ans, s’apprête à passer le flambeau, ce vendredi, à Pascal Pavageau. Pour les huiles de FO, pas question de loger à la même enseigne que les quelque 3.500 autres syndicalistes, venus des quatre coins de la France pour assister au congrès.

Les camarades, pour certains relégués à la périphérie, défendent leur direction et trouvent ça « normal ». Quelques-uns ont réagi auprès de nos confrères : « Chacun fait en fonction de ses moyens. Je gagne le smic je loge à l’Ibis » Ou encore : « Ils ont la pression, ce n’est pas choquant du tout. »

« C’est compliqué de croiser les militants au petit-déjeuner »

A la tribune, les interventions se succèdent depuis lundi. Si les leaders du syndicat affichent de nombreux désaccords, ils n’ont cependant pas eu de mal à s’entendre sur le choix de l’hôtel, privatisé pour l’occasion. Les chambres y sont affichées à 250 euros et le prix des suites frôle les 500 euros.

Pour les instances dirigeantes, le choix d’un palace a été fait pour des raisons purement techniques, et non pas par confort : « Le bureau cherchait un endroit calme où travailler tranquillement durant cette semaine décisive. C’est compliqué de croiser les militants au petit-déjeuner », a ainsi expliqué Aziza Aït-Abba, secrétaire de Jean-Claude Mailly.

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