VIDEO. Somme: Cent ans après, l’Australie retrace les horreurs de la guerre dans un nouveau musée

MEMOIRE Un centre d’interprétation de la Première Guerre mondiale vient d’ouvrir ses portes au mémorial australien de Villers-Bretonneux pour mettre en lumière un pan oublié de l’histoire…

Gilles Durand
— 
L'intérieur du centre John Monash, à Villers-Bretonneux.
L'intérieur du centre John Monash, à Villers-Bretonneux. — G. Durand / 20 Minutes
  • L’Australie commémore le centenaire de la bataille de Villers-Bretonneux, près d’Amiens, qui a fait basculer le sort de la Guerre 14-18.
  • Un nouveau musée a été inauguré et raconte l’implication des troupes australiennes durant cette guerre.
  • Le musée a été baptisé du nom de John Monash, le général qui a dirigé l’armée australienne.

En France, on connaît l’implication des Etats-Unis durant la Première Guerre mondiale. On connaît moins, en revanche, celle des Australiens. Pourtant, il y a tout juste cent ans, ce sont eux qui ont sûrement fait basculer le sort de cette guerre, lors de la bataille de Villers-Bretonneux, près d’Amiens. Un musée gratuit, baptisé John Monash et inauguré ce mardi, retrace cette histoire un peu oubliée.

Pourquoi l’Australie est-elle oubliée ?

Les Australiens, comme les Canadiens et d’autres nations du Commonwealth, ont combattu sous les ordres des Britanniques. Ces jeunes nations n’avaient pas d’autonomie diplomatique. On parle donc souvent globalement des troupes britanniques. L’Australie possédait pourtant son propre corps d’armée en commun avec la Nouvelle-Zélande (Anzac) qui a envoyé près de 300.000 hommes sur le front occidental. Tous étaient volontaires.

Pourquoi une ouverture en 2018 ?

Ce musée, construit derrière le mémorial australien de Villers-Bretonneux, devait voir le jour plus tôt, pour profiter de l’engouement des célébrations du centenaire. Le gouvernement australien, qui finance entièrement ce bâtiment à hauteur de 60 millions d’euros, n’avait pas anticipé les lenteurs administratives françaises. Par ailleurs, les fouilles ont mis à jour plus de 200 vestiges de la Grande guerre qui ont retardé le chantier.


Pourquoi une inauguration le 24 avril ?

Le 25 avril est, non seulement, la date de la bataille de Villers-Bretonneux en 1918, mais aussi un jour de commémoration militaire baptisé Anzac Day, en Australie. Il correspond au 11 novembre français. Mercredi, environ 8.000 personnes doivent assister, à l’aube, aux cérémonies d'Anzac Day au cœur du mémorial australien.

Au fait, qu’apprend-on dans ce musée ?

La scénographie utilise énormément la technologie audiovisuelle. Au cœur de ce musée, une salle immersive dévoile de façon spectaculaire les horreurs de cette guerre, vue à travers l’œil du soldat. De nombreux tableaux expliquent parfaitement les différentes étapes du conflit, même pour les non-initiés. Seule contrainte, une application doit être téléchargée avant la visite pour pouvoir profiter des explications sur le site.