Lille: Un groupe scolaire obtient le maintien de la semaine de cinq jours

POLEMIQUE Deux écoles de Lille se battaient pour conserver la semaine sur 5 matinées, un dispositif tout juste abandonné par Martine Aubry après référendum…

Gilles Durand

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Le groupe scolaire Duruy-De Comines, à Lille.
Le groupe scolaire Duruy-De Comines, à Lille. — Google Maps
  • En février, la ville de Lille décidait, après référendum, de passer à la semaine scolaire de quatre jours.
  • Un groupe scolaire du quartier de Moulins réclamait de conserver les quatre jours et demi et le dispositif d’animation périscolaire.
  • L’Education nationale a fini par accepter cette demande, avec l'appui de la mairie de Lille.

Une bonne nouvelle pour l'équipe éducative du groupe scolaire Victor Duruy - Philippe-de-Comines, à Lille. L'inspection académique a approuvé la demande de dérogation pour poursuivre une scolarité sur quatre jours et demi au lieu de quatre, annoncé la ville de Lille, ce vendredi, dans un communiqué.

Maintien des quatre jours et demi

Les deux ecoles, maternelle et élémentaire, lilloises faisaient de la résistance depuis quelques semaines. Mardi matin, une cinquantaine de parents d’élèves, avec le soutien de l’équipe éducative, avaient notamment manifesté devant le groupe scolaire

Enseignants et parents réclamaient le maintien de la semaine de cinq matinées d’école par semaine à la rentrée, alors qu’en février, la ville de Lille s’était prononcée, après référendum, sur la semaine de quatre jours. Une demande officielle avait été envoyée à l’Education nationale.

L’inspection académique du Nord semblait réticente. Dans un courrier destiné aux parents d’élèves, elle considère cette dérogation comme « délicate à honorer ». Sans autre explication. Contactée par 20 Minutes, elle n’avait pas donné suite.

Un dispositif périscolaire en question

« Si la mairie est en phase avec l’école, il n’y a aucune raison que l’Education nationale refuse cette demande », assure Mélanie Legrand, une représentante des parents d’élèves. Et, de fait, le 8 février, la maire de Lille, Martine Aubry avait envoyé un courrier au directeur académique pour soutenir cette demande.

Le point central de cette demande était aussi le maintien du dispositif ARVEJ  (aménagement du rythme de vie des enfants et des jeunes) qui permet de concentrer l’enseignement sur sept demi-journées afin de libérer deux après-midi pour des activités périscolaires organisées et financées par la ville.

Favoriser les liens entre les familles et l'école

"La ville a toujours défendu ce dispositif, quelle que soit l'oragnisation des temps de l'enfant, souligne Martine Aubry dans son communiqué. Il est bénéfique pour les enfants, particulièrement en difficultés, dans ce quartier de Lille et permet de favoriser les liens entre les familles et l'école."

"Les deux écoles ont toujours expérimenté, avec succès, des rythmes scolaires différents et expérimentaux depuis plus de vingt ans. C’est pourquoi nous avions voté majoritairement pour le maintien à 4,5 jours lors du référendum », poursuit Mélanie Legrand.

La représentante des parents se base sur des évaluations pour affirmer que « l’ARVEJ renforce les niveaux de confiance, d’estime de soi, d’autonomie et de créativité des enfants, ainsi que l’implication des parents dans la scolarité ».