Lille: Une Brooklyn tower pour regarder la ville d’en haut

URBANISME Le projet de réhabilitation de la friche industrielle des Grand moulins de Paris a été enrichi d’une tour de 50m de haut…

Mikael Libert

— 

La Brooklyn tower devrait sortir de terre d'ici 2020 à Marquette-lez-Lille.
La Brooklyn tower devrait sortir de terre d'ici 2020 à Marquette-lez-Lille. — Sigla Neuf
  • Le projet de réhabilitation des Moulins de Paris double le nombre de logements prévus.
  • La copie rendue en 2017 a été enrichie d’une tour de quinze étages.
  • Les travaux doivent commencer au début de l’année 2019.

New York sur Deûle. Vendredi, les aménageurs de la friche Les grands moulins de Paris, à Marquette-lez-Lille, ont présenté une nouveauté dans le projet de réhabilitation de l’ancien site industriel : la Brooklyn tower. Une modification de taille par rapport au projet initial qui avait été dévoilé en début d’année 2017.

Dans la métropole lilloise, tout le monde connaît cette immense friche industrielle de 20.000 m2 qui longe le canal de la Deûle à Marquette-lez-Lille. Malgré un classement à l’inventaire des monuments historiques, en 2001, le bâtiment de l’ancienne minoterie, dont l’activité a cessé en 1989, était à l’abandon. Seuls les adeptes de l’urbex fréquentaient encore l’endroit, ce qui avait d’ailleurs donné lieu à un drame avec la mort d’une jeune fille en juin 2016.

Près de 490 logements sur le site

« Cela fait 20 ans que je travaille sur ce projet », explique Hubert Maes dont le cabinet a imaginé le projet de réhabilitation. La première mouture, livrée début 2017, prévoyait la création de 265 logements privés, livrables en 2021. Dans la dernière version, on passe à 485 logements sur l’ensemble du site, dont une centaine pour la seule Brooklyn tower.

Site d'implantation de la Brooklyn tower.
Site d'implantation de la Brooklyn tower. - 20 Minutes

Le bâtiment de 15 étages et de près de 50m de haut, sera construit dans l’alignement de l’ancienne minoterie. Son nom, la tour le doit à la référence aux gratte-ciel new yorkais et aux briques rouges des Grands moulins de Paris qui rappellent les constructions du quartier de Brooklyn.

Accédants à la propriété et investisseurs

Dans le découpage de la tour, il y en aura pour tous les besoins, du grand T5 au studio, pour un coût moyen de 3.800 euros le m2 selon Pascal Boulanger, chargé de la commercialisation. Les cinq étages les plus hauts seront réservés « à des appartements d’exception qui s’adressent plutôt à des accédants à la propriété », détaille Sigla Neuf, le constructeur de la tour.

Le reste sera aussi constitué de logements privés dont l’acquisition sera partagée en accédants à la propriété et investisseurs. Pour trouver du logement social, il faudra faire une croix sur la Brooklyn tower et se rabattre sur les bâtiments annexes construits par Vilogia.

Les promoteurs du projet espèrent obtenir le permis de construire purgé de tous recours d’ici à la fin 2018 pour commencer les travaux début 2019. La livraison des logements ne devrait pas intervenir avant fin 2020.