Lille: Un marathon de séries au Palais des Beaux-Arts

LOISIRS Le nouvel « Open museum » du musée surfe sur la vague du festival Séries Mania qui doit bientôt s’installer à Lille…

Mikael Libert

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La salle Twin Peaks de l'Open museum du Palais des Beaux-Arts.
La salle Twin Peaks de l'Open museum du Palais des Beaux-Arts. — M.Libert / 20 Minutes

Une exposition en 22 épisodes. Samedi, le Palais des Beaux-Arts de Lille va inaugurer le cinquième opus d’open museum. Celui-ci est entièrement consacré aux rapports, parfois étroits, entre les séries télévisées et l’art. Une bonne entrée en matière, deux semaines seulement avant l’arrivée dans la capitale des Flandres du festival Séries Mania.

Dale Cooper et la Vénus de Milo

De prime abord, on ne voit pas tout de suite le rapport entre la série Sex and the city et le peintre du XIXe siècle Gustave Courbet. Pas davantage entre l’agent du FBI Dale Cooper, de Twin Peaks, et la Vénus de Milo. « Les auteurs de séries s’inspirent parfois largement du monde de l’art, que ce soit dans l’écriture des scénarios, dans l’esthétique ou dans les thématiques sociologiques », explique Bruno Girveau, directeur du musée des Beaux-Arts.

C’est donc tout un parcours qui a été mis en place avec, à chaque étape, un écran vidéo qui diffuse un extrait d’une série bien connue, mis en perspective avec différentes œuvres appartenant aux collections du musée.

Plongée dans l’ambiance

La plupart des salles dédiées à l’Open museum séries TV ont ainsi été complètement réaménagées pour coller au thème. La plus belle réussite de l’équipe du Palais est sans doute la salle « Twin Peaks », une série réalisée par David Lynch dont le premier épisode a été diffusé en 1990. Du plancher, fidèle reproduction de celui présent dans l’extrait, aux statues présentées, notamment une reproduction en plâtre de la Vénus de Milo. Tout y est, y compris l’éclairage rouge qui plonge le visiteur dans une ambiance très particulière.

« Les habitués des musées détachés des séries et les fans de séries peu habitués aux musées y trouveront leur compte », poursuit le directeur. Car des grands noms, il y en a des deux côtés, unis en couples improbables : Les Simpsons et Jérôme Bosh, Dr. Who et Van Gogh, Empire et Claude Monet…

Très chères séries

Ne cherchez cependant pas Desperate housewives, « les producteurs ont tout simplement refusé de nous laisser utiliser des extraits », regrette Bruno Girveau. Pour les séries présentées, cela n’a tout de même pas été une mince affaire : « Obtenir les droits était souvent une question d’argent, sauf pour les séries de HBO qui nous a donné les autorisations à titre gracieux ». Les autres producteurs réclamaient entre 300 et 20.000 euros la minute.