Lille: L'appel a la grève d'enseignants de l'université ne perturbe pas les examens

ENSEIGNEMENT Un collectif d’enseignants-chercheurs entend protester contre la réforme de l’accès à l’université…

M.L. avec AFP

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L'entrée de la fac de Droit de Lille avait été bloquée par des étudiants la semaine dernière.
L'entrée de la fac de Droit de Lille avait été bloquée par des étudiants la semaine dernière. — P.Huguen / AFP

Un appel à la grève a été lancé, lundi matin, par des enseignants-chercheurs de l’université de Lille opposés à la réforme de l’accès au supérieur. Néanmoins, les examens sur le campus de Droit, situé dans le quartier de Moulins, se déroulaient normalement a constaté une journaliste de l’AFP.

« L’objectif, ce n’est pas de perturber les examens mais de dire ça suffit, c’est un cri d’alarme », expliquait devant l’entrée Isabelle Bruno, maître de conférences en sciences politiques.

« Je n’ai pas de difficultés particulières qui me soient remontées », a confirmé le président de l’université Jean-Christophe Camart, disant qu'« a priori » la tenue des examens se passait normalement.

Ils réclament un débat sur le dond de la réforme

Opposés à la loi (ORE) sur les nouvelles modalités d’accès à la fac, qu’ils assimilent à de la sélection, la quinzaine d’enseignants-chercheurs, présents sur les marches de l’accès principal et se déclarant grévistes, demandent un débat sur le fond de la réforme et réclament plus de moyens.

Par ailleurs, six cars de CRS étaient stationnés à proximité du campus et des agents de la ville nettoyaient les tags d’opposition sur les murs.

« Cette présence policière est intolérable, c’est anxiogène », estime Amélie, étudiante en L3 en sciences politiques, convoquée pour des écrits à 13h.

Des blocages la semaine dernière

La situation avait été mouvementée la semaine dernière : des étudiants opposés à la loi ORE avaient bloqué l’accès au campus de Moulins, jeudi. Ils avaient aussi occupé un amphithéâtre d’un autre campus jusqu’à ce que les forces de l’ordre interviennent, vendredi soir.

Plusieurs départements et un UFR ont voté contre la création de la commission d’examen des vœux, selon Laurence Le Douarin, maître de conférences en sociologie.

Lundi matin, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a assuré que 2018 ne serait « pas une année perdue » pour les étudiants et que les calendriers d’examens étaient pour la plupart « maintenus ».