Violences à l'université de Lille: Qui a commencé entre l'extrême droite et l'extrême gauche?

SOCIETE Antifa et Génération identitaire s’accusent mutuellement de violences autour des assemblées générales sur la loi Orientation…

Mikael Libert

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Des étudiants ont défilé à Lille pour dénoncer les violences à la fac de droit.
Des étudiants ont défilé à Lille pour dénoncer les violences à la fac de droit. — M.Libert / 20 Minutes
  • Deux membres de Génération identitaire ont déposé plainte pour des violences qu’ils attribuent à l’extrême gauche.
  • Des étudiants ont manifesté contre des violences qu’ils imputent à des militants d’extrême droite.
  • Tout se passe à la fac de droit de Lille sur un fond de contestation de la réforme ORE.

Qui a jeté la première pierre ? Mercredi, plusieurs plaintes contre « X » ont été déposées par des militants du mouvement d’extrême droite Génération Identitaire. Les plaignants dénoncent des violences dont ils ont été victimes dans et aux abords de la fac de droit de Lille et qu’ils attribuent à des militants d’extrême gauche.

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A contrario, ce même mercredi, des étudiants défilaient à Lille pour dénoncer des violences qu’ils imputent à des militants d’extrême droite, lundi soir, à l’issue d’une assemblée générale contre la loi Orientation et réussite (ORE), là encore à la fac de droit.

Trois plaintes contre « X »

Selon les informations de 20 Minutes, confirmées par le parquet de Lille, « deux étudiants de Lille 2, proches du mouvement Génération identitaire, ont déposé plainte contre « X » pour des violences volontaires en réunion ». Le premier affirme avoir été passé à tabac par « quinze individus cagoulés », lundi soir, devant l’UFR de droit. Le second a été molesté dans l’enceinte même de l’université, mardi, par des personnes non identifiées.

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Pierre-Antoine Watremez, responsable du syndicat de droite UNI, a, lui aussi, déposé plainte, ce mercredi : « Avec des amis nous attendions le début de l’AG devant la fac lorsque des personnes aux visages masqués nous ont demandé de partir, affirme-t-il. Comme nous avons refusé, ils nous ont roués de coups ». Son dépôt de plainte contre « X » n’a pas été confirmé par le parquet de Lille.

Chaque camp rejette la faute sur l’autre

Pour Aurélien Verhassel, de Génération Identitaire, « il n’y avait aucun groupe d’une vingtaine de militants de son mouvement devant la fac de droit, lundi soir ». Sauf que des témoignages d’étudiants rencontrés par 20 Minutes et plusieurs sources policières affirment le contraire.

Saura-t-on jamais comment ont éclaté les bagarres alors que chaque camp en rejette la responsabilité sur l’autre ? « C’est une tâche qui est désormais entre les mains des enquêteurs », expliquent les services du procureur de Lille.