Fourniret admet avoir tué une Béthunoise

(Avec AFP) - ©2008 20 minutes

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« Je reconnais les faits. » C'est pour avouer le meurtre d'une jeune Béthunoise que Michel Fourniret a accepté hier de parler pour la deuxième fois à son procès devant la cour d'assises des Ardennes. Le tribunal examinait le calvaire de Jeanne-Marie Desramault, une étudiante béthunoise de 21 ans disparue le 18 mars 1989. Michel Fourniret l'avait abordée dans le train entre Lille et Charleville-Mézières, qu'elle empruntait toutes les semaines, après avoir passé le week-end chez ses parents.

Son meurtrier a ensuite organisé une rencontre fortuite avec sa compagne, Monique Olivier. Le couple, qui s'était présenté sous un faux nom, entretenait de bonnes relations avec la future victime. « Elle nous avait fait part de sa rencontre avec des gens très sympathiques », a raconté à la barre la soeur Marie-Gérard, religieuse du couvent des Bernardines où résidait l'étudiante. Son corps a été retrouvé en 2004 sur les indications de Fourniret. De son côté, Monique Olivier a continué à nier avoir participé au meurtre. « Ils ont tué des enfants, que la justice les punisse », a déclaré d'une voix faible le père de Jeanne-Marie, Henri Desramault, âgé de 87 ans.