Lille: Une amende de 200 euros pour un SDF qui mendiait dans le métro

POLEMIQUE Une personne sans abris qui mendiait dans la station de métro gare Lille Flandres a écopé d’une amende de 200 euros…

20 Minutes avec AFP

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Lille, le 11 avril 2014. Des agents Transpole controlent les titres de transports des passagers dans la station de metro Lille-Flandres.
Lille, le 11 avril 2014. Des agents Transpole controlent les titres de transports des passagers dans la station de metro Lille-Flandres. — M.Libert/20 Minutes

Un agent trop zélé a-t-il sévi dans le métro de Lille ? Si le règlement interdit la mendicité au sein de la station de métro gare Lille Flandres, cela n’est dans les faits que rarement appliqué….Quoi qu’il en soit, une personne sans-abri a écopé dimanche à Lille d’une amende de 200 euros par le réseau de transport lillois pour avoir mendié dans le métro, provoquant la stupéfaction et la colère d’une association d’aide aux SDF. Une verbalisation confirmée à l’AFP par la communication de Transpole confirmant une information de La Voix du Nord.

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Une contravention de 4e classe

Les agents présents sur le réseau « veillent au respect du règlement d’utilisation du réseau » et parmi les dispositions « figure l’interdiction de pratiquer toute forme de mendicité dans l’enceinte des transports », a expliqué le réseau de transport dans un communiqué. Et mieux vaut être prévenu car « toute personne contrevenant à cette disposition s’expose à une amende prévue pour les contraventions de 4e classe »

L’association «Une Touche d'Espoir », qui distribue des repas aux sans-abri à Lille, a publié sur Facebook une photo de cette amende.

« C’est disproportionné, 200 euros pour un sans-abri c’est plusieurs nuits à l’hôtel. On ne comprend pas que face à une personne démunie on puisse agir avec une certaine forme de violence », a réagi auprès de l’AFP Ibrahim Dergam, président de l’association.

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Pour sa défense, Transpole a indiqué être engagé dans l’accompagnement des « personnes en situation de grande précarité » travaillant avec l’association ABEJ Solidarité. Deux éducateurs sont ainsi « présents quotidiennement sur le réseau et opèrent des maraudes afin de proposer aux personnes dans le besoin une aide et un accompagnement vers des structures d’hébergement, de soin ou d’emploi », a précisé le réseau de transport.