Losc: Neuf personnes placées en garde à vue dans l’affaire de l’envahissement du stade

FAITS DIVERS Tandis que la Ligue de football doit se pencher sur d’éventuelles sanctions, ce jeudi, la police a interpellé neuf supporteurs suspectés d’avoir envahi la pelouse du stade Pierre-Mauroy…

G.D. avec AFP

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Envahissement du terrain du stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve d'Ascq,, le 10 mars 2018, à l'issue du match entre le Losc et Montpellier.
Envahissement du terrain du stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve d'Ascq,, le 10 mars 2018, à l'issue du match entre le Losc et Montpellier. — F. Lo Presti / AFP
  • Neuf personnes ont été interpellées, ce jeudi matin, dans le cadre de l’enquête sur l’envahissement de terrain au stade Pierre-Mauroy à la fin de Lille-Montpellier.
  • La commission de discipline de la Ligue de football professionnel se réunit ce jeudi après-midi pour décider d’éventuelles sanctions.
  • La ministre des Sports, Laura Flessel, a demandé des « répercussions fermes »

Neuf personnes ont été placées en garde à vue, ce jeudi matin, dans le cadre de l’enquête sur l’envahissement du terrain du Losc, samedi par des supporteurs, au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, a appris l’AFP auprès du parquet.

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Elles ont été placées en garde à vue à Lille pour « entrée sur une aire de jeux portant atteinte à la sécurité des biens et des personnes » et « provocation à la haine ou à la violence lors d’une manifestation sportive », a affirmé le procureur de Lille.

Interpellations à 6h du matin

Selon une source proche du dossier, les interpellations ont eu lieu à 6h par la sûreté urbaine de Lille.

Samedi soir, des supporteurs ont envahi la pelouse à l’issue du match contre Montpellier (1-1). Ils ont tenté de s’en prendre à des joueurs et ont scandé leur colère : « Si on descend, on vous descend ».

Plainte du club

Le lendemain le parquet avait ordonné d’office l’ouverture d’une enquête de flagrance confiée à la sûreté urbaine de Lille et, quelques heures plus tard, une plainte pour violences aggravées, dégradations de biens et menaces de mort avait été déposée par le club nordiste.

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Par ailleurs, la ministre des Sports, Laura Flessel, a annoncé qu’elle espérait des « répercussions fermes » à la suite de ces violences. « L’idée c’est que le sport représente les valeurs du respect. Aujourd’hui, c’est inadmissible, la Ligue de football professionnel va se réunir et j’espère que les répercussions seront fermes. L’idée, c’est que l’on ne revoie plus de tels comportements », a-t-elle déclaré, ce jeudi, sur RTL.

Suspension du stade à titre conservatoire ?

« Le 9 avril, l’instance nationale du supportérisme sera conviée au ministère des Sports. Elle réunit les supporters, les différents ministères [Justice, Intérieur, Sports]. On travaille avec les représentants des clubs de supporters. L’idée c’est de prévenir, d’éduquer, de communiquer, pour montrer le bon exemple et mettre en sécurité nos joueurs et nos arbitres », a ajouté Laura Flessel.

La commission de discipline de la Ligue (LFP) doit se pencher sur le dossier, ce jeudi, en fin d’après-midi. Le stade de Lille encourt une suspension à titre conservatoire le temps de l’instruction (en général trois semaines), qui sera vraisemblablement ouverte, avant des sanctions qui peuvent prendre la forme de match perdu, avec éventuellement d’autres matches à disputer sur terrain neutre et/ou à huis clos.