VIDEO. Lille: Les pompiers du Grimp se font les dents sur le beffroi de la mairie

SECOURS Les spécialistes des interventions en milieux périlleux s’entraînent en vue de la « Tower run » qui aura lieu en fin d’année…

Mikaël Libert

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Lille, le 16 février 2018. Les pompiers du GRIMP s’entraînent a effectuer une évacuation sanitaire depuis le sommet du beffroi de la mairie de Lille en amont de la Tower run qui doit être organisée fin 2018. Lancer le diaporama
Lille, le 16 février 2018. Les pompiers du GRIMP s’entraînent a effectuer une évacuation sanitaire depuis le sommet du beffroi de la mairie de Lille en amont de la Tower run qui doit être organisée fin 2018. — M.Libert / 20 Minutes
  • Les pompiers du Grimp s’entraînent sur le beffroi de la mairie de Lille.
  • Ils ont simulé l’évacuation sur cordes d’une victime d’un malaise cardiaque.
  • L’exercice vient en amont de la « Tower run » qui doit avoir lieu en fin d’année.

Dans le Nord, on n’a pas de montagne mais on a des beffrois. Ce vendredi matin, une équipe de pompiers du Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux (Grimp) a effectué un exercice spectaculaire sur la façade du beffroi de l’Hôtel de ville de Lille. Ils ont simulé, en conditions réelles, l’évacuation sur cordes d’une victime depuis le sommet de l’édifice.

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C’est à la demande de la mairie de Lille que les hommes du Grimp ont réalisé cet exercice. De l’aveu même du responsable de la sécurité, il s’agit d’une opération inédite. Cette demande vient en amont de la « Tower run » qui, après avoir pris ses quartiers à la tour Lille Europe, en décembre dernier, doit s’expatrier dans le beffroi de la mairie, fin 2018.

Soixante-quinze mètres dans le vide

« Nous allons réaliser la simulation d’évacuation d’un participant à la course qui aurait fait un malaise cardiaque sur la plateforme au sommet », explique le capitaine Thierry Dermineur, chef du Grimp de Lille. La plateforme en question est perchée à 75m du sol. Pour y accéder, il faut d’abord enquiller une centaine de marches puis emprunter un ascenseur très étroit.

« Dans cette simulation, il y a deux difficultés, précise le médecin du groupe, Didier Briemont. Le patient doit être maintenu à la verticale, et il doit être en bas en 45 minutes maximum ». Autant dire que les membres de l’équipe ne doivent pas traîner.

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« Nous procédons d’abord à une reconnaissance pour déterminer les points d’accroche pour le matériel, déterminer la manœuvre que l’on va faire et choisir la meilleure technique », poursuit le capitaine Dermineur qui, cette fois, joue la victime.

Le plus long, c’est la mise en place du matériel pour assurer la descente et le conditionnement de la victime, « saucissonnée » dans une sorte de brancard. « Il faut aussi prendre en compte la douleur, le froid et le stress du patient qui vient non seulement de sa pathologie mais aussi de la perspective de descendre 75m dans le vide accroché à une corde », souligne le médecin.

Dix minutes de descente

Pour la descente, un pompier accompagne la victime. Deux assurent les cordes en haut et deux autres guident depuis le sol avec d’autres cordes pour que le patient et le pompier ne heurtent pas la façade. Cette étape ne prend pas plus de dix minutes et le retour sur la terre ferme se fait devant les badauds ébahis.

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Mais l’exercice n’est pas terminé. L’équipe de Grimp retourne en haut du beffroi pour que chacun effectue, seul, une descente en rappel : « Il faut réaliser régulièrement ce type d’exercice pour maîtriser la peur du vide et éprouver notre confiance dans le matériel, assure le chef du Grimp de Lille. Mais il y a aussi une bonne partie de plaisir », reconnait-il.