La gifle du professeur de Berlaimont prend du muscle

O. A.

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La mobilisation de ses collègues a changé la donne. Le professeur qui avait giflé un élève de 6e, fin janvier à Berlaimont, a confirmé, mardi, qu'il refusait la procédure de plaider-coupable prévue jeudi. Son avocat, Jean-Marc Villesèche, a indiqué que la mobilisation du milieu enseignant - plus de 40.000 lettres de soutien - «semblait difficilement compatible avec une audience qui ne soit pas publique». Il pense pouvoir plaider la relaxe, expliquant le geste par «l'exercice de l'autorité d'enseignant». Le procureur d'Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy, a répété mardi que «le prévenu avait reconnu les faits. Un million de soutiens ne changent pas la loi.» Le tribunal correctionnel tranchera dans quelques mois.