Nord: Les urgences de nuit de l'hôpital de Wattrelos vont fermer, et après?

SANTE Le syndicat CGT s'inquiète de la fermeture partielle prochaine du service des urgences à l'hôpital de Wattrelos...

Gilles Durand

— 

Illustration des urgences à l'hôpital de Wattrelos (Archives).
Illustration des urgences à l'hôpital de Wattrelos (Archives). — M. Libert / 20 Minutes
  • A l’hôpital de Wattrelos, le service des urgences doit fermer ses portes la nuit, à partir du 1er février.
  • Selon la direction, une ou deux personnes, seulement, étaient accueillies dans ce service, entre minuit et 6h du matin.
  • Le syndicat CGT affirme qu’il s’agit d’une démarche nationale visant à supprimer, à moyen terme, des services dans les petits hôpitaux.

Le spectre de la fermeture des urgences fait son retour à l’hôpital de Wattrelos. La suppression de l’accueil de nuit, entre minuit et 6h du matin, à partir du 1er février, a réveillé les craintes. L’annonce a été faite par la direction, la semaine dernière, à l’occasion des vœux.

Accueil de soins non programmés

En 2013, un mouvement de grève avait déjà émaillé un projet de suppression de ce service d’urgences. Selon le directeur de l’hôpital, Eric Krzykala, la situation est différente. « Depuis 2013, nous ne sommes plus un service d’urgences au sens administratif du terme, dans la mesure où le Samu et les pompiers n’orientent plus les patients chez nous. Nous sommes devenus un accueil de soins non programmés pour les particuliers », explique-t-il.

>> A lire aussi : Une bonne volonté provisoire à l'hôpital de Wattrelos

De fait, l’activité nocturne a été réduite. « Nous accueillons une ou deux personnes par nuit, 97 % de l’activité se concentre dans la journée, entre 6h et minuit », souligne le directeur, pour justifier cette fermeture.

Une démarche nationale

« Pourquoi fermer alors que le personnel et un médecin restent, de toute façon, sur place, pendant la nuit ? », s’interroge Yannick Sobaniak, du syndicat CGT, qui dénonce une démarche nationale visant à fermer, à plus ou moins long terme, des services dans les petits hôpitaux.

« Les urgences font fonctionner les autres services. En les réduisant, on réduit l’activité. On met ainsi les hôpitaux en difficulté financière pour justifier les fermetures », affirme-t-il. « Nous ne présageons pas la fermeture de l’hôpital, au contraire, nous avons un projet médical partagé avec le CHU de Lille », rétorque Eric Krzykala.
Une réunion publique est programmée, ce jeudi soir*, pour évoquer la problématique de ce projet.
* A 18 h, à l’Espace Aragon.