La grande braderie des cantonales

V. Vantighem - ©2008 20 minutes

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Dimanche, il ne faudra pas venir s'étonner du faible taux de participation aux élections cantonales à Lille. Car, au gré des manoeuvres politiciennes, les cartes du scrutin départemental ont été considérablement rebattues depuis dimanche soir.

Comme dans le canton Lille-Ouest, où trois candidats étaient en position de se maintenir au second tour. Eh bien non : les électeurs auront finalement le choix entre Olivier Henno et... Olivier Henno. Ce dernier, chef de file du MoDem, a conclu un accord avec le PS pour tout le département. « On m'a informé que j'allais être la contrepartie de cet accord, lâche Hélène Parra, la candidate socialiste qui se présentait face à lui. Ce n'était pas mon choix, mais j'ai dû retirer ma candidature. » Troisième larron de cette foire, Jacques-Yves Wambergue (UMP) a fait de même, « écoeuré » par cette manoeuvre.

L'accord PS-MoDem aurait également dû profiter à Olivier Delaval, le candidat PS à Lille-Nord. Celui-ci avait d'ailleurs déjà apposé le logo centriste sur ses affiches. C'était avant que Jacques Descamps (MoDem) ne décide de se rebeller et d'appeler à voter pour le candidat UMP. Des rebelles, les Verts n'en comptent pas dans leurs rangs. Tous les candidats lillois se sont retirés au profit du PS. Même Yannick Lavenne, auteur du meilleur score chez les Verts à Lille-Sud (17,7 %), qui a déjà prévenu : « C'est la dernière fois... »