Les bobos du Vieux-Lille font du bien aux socialistes

Olivier Aballain - ©2008 20 minutes

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C'est la faute à la boboïsation des centres-villes. Plutôt aisés, sensibles aux problématiques environnementales (haro sur la voiture) et attirés par l'offre culturelle de Lille, les bobos ont envahi le coeur de la capitale des Flandres. Et ils votent plutôt à gauche. On en a vu les conséquences lors de la présidentielle 2007, où la socialiste Ségolène Royal est arrivée en tête à Lille au premier tour avec 6 300 voix d'avance sur l'UMP Nicolas Sarkozy, soit 2,5 fois l'écart entre Jospin et Chirac cinq ans plus tôt.