Prix de l'immobilier à Lille: Un marché des transactions immobilières fluide et stabilisé

ACHAT D'APPARTEMENT Alors que le marché est reparti à la hausse, «20 Minutes» s’est penché sur l’immobilier dans les plus grandes villes de France. Confirmation à Lille, où le marché va plutôt bien…

Gilles Durand

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Illustration d'une vente immobilière à Lille.
Illustration d'une vente immobilière à Lille. — O. Aballain / 20 Minutes
  • Le marché immobilier lillois s’est fluidifié en 2017, selon la FNAIM.
  • Les petits espaces restent une denrée rare, donc chère.
  • Pour un appartement, le prix de l’ancien a tendance à rattraper celui du neuf.

Le prix de la pierre est-il en train de se stabiliser durablement à Lille ? Pour la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), le scénario est envisageable. « Depuis le début d’année, on assiste à beaucoup moins de soubresauts sur le marché des transactions, avec une progression raisonnable qui épouse la courbe de l’inflation », souligne Emmanuel Chambat, président de la Fnaim du Nord.

Une situation singulière lors d’une année électorale. « D’habitude, le phénomène présidentiel bloque le marché, ce qui n’a pas été le cas, cette année », se réjouit-il.

Différence entre l’ancien et le neuf

En consultant les chiffres du Conseil régional des notaires, on s’aperçoit, néanmoins, qu’il existe des écarts importants sur les appartements, entre avril 2016 et mars 2017. Le prix médian du neuf est en forte baisse (-3,3 %), passant à environ 3.600 euros/m2, alors que l’ancien grimpe de 3,5 % pour atteindre 2.930 euros/m2.

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« Le souhait de devenir propriétaire reste très ancré, d’autant que les taux de crédit restent historiquement bas. Ce qui fait que la demande reste plus importante que l’offre, mais l’acquéreur potentiel prend son temps », selon le responsable départemental de la Fnaim.

Tension sur les petites surfaces

Reste le sempiternel décalage entre les différents quartiers de la ville. Les secteurs qui voient les prix grimper plus vite que les autres se trouvent du côté de Loos-Eurasanté et de Lomme-Euratechnologie. « Dans les quartiers phares traditionnels comme Vauban, le Vieux-Lille ou Lille centre, on observe aussi une tension sur les petites surfaces car c’est une denrée rare », signale encore Emmanuel Chambat.

Enfin, le représentant de la Fnaim met sur le doigt sur le prix des loyers à Lille, à l’heure où le tribunal administratif vient de retoquer l’encadrement de ces loyers : « Sur certains marchés, Lille se situe derrière des villes comme Lyon et Bordeaux. Mais sa particularité, c’est la surreprésentation d’étudiants et de jeunes actifs qui ont besoin de petites surfaces. Voilà pourquoi le prix du m2 monte ».