Lille: Le camp de migrants de Saint-Sauveur a été évacué

IMMIGRATION La « libération » du site avait été ordonnée par le tribunal administratif début octobre…

Mikael Libert

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Près de 200 migrants vivaient sur le site de la gare Saint-Sauveur, à Lille.
Près de 200 migrants vivaient sur le site de la gare Saint-Sauveur, à Lille. — P.Huguen / AFP
  • Le dernier comptage faisait état de 185 occupants sur le site.
  • La mairie avait demandé la libération du terrain.
  • La préfecture soupçonne l’existence d’une filière de passeurs.

Ce mardi matin, jour anniversaire de l’évacuation de la « jungle » de Calais en 2016, le campement de migrants de la gare Saint-Sauveur, à Lille, a été démantelé. Selon la préfecture du Nord, ce sont une soixantaine de personnes qui ont été « mises à l’abri ».

Près de 200 personnes dénombrées sur le site

Depuis quelques mois, des migrants s’étaient installés dans des tentes sur le site de l’ancienne gare de fret à Saint-Sauveur. Les autorités avaient estimé leur nombre à 185 à la mi-septembre. La ville de Lille, propriétaire du terrain, avait saisi le tribunal administratif pour demander l’évacuation des lieux. La décision, rendue le 4 octobre, avait donné raison au demandeur et la libération du site avait été ordonnée.

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Avant l’évacuation de ce mardi matin, un diagnostic social a été effectué auprès d’une centaine de personnes vivant dans ce camp, aboutissant à des propositions d’hébergement pour soixante d’entre elles explique la préfecture dans un communiqué.

Une filière de passeurs

Mardi, les autorités ont affirmé qu’une quarantaine de personnes seulement demeuraient sur le site de l’ancienne gare. Une dizaine a été envoyée dans un Centre d’accueil et d’orientation (CADA) à Hautmont, dans le Nord. Une dizaine de mineurs ont été pris en charge par les services du département. Cinq migrants « dublinés » ont été assignés à résidence et un autre a choisi l’ aide au retour volontaire. Les derniers, qui n’étaient pas demandeurs d’asile, ont « obtenu une proposition d’hébergement », assure la préfecture.

Les services de l’Etat sont par ailleurs persuadés que la « convergence des personnes migrantes vers Saint-Sauveur » prouve l’existence d’une filière de passeurs qui dirige les clandestins vers ce lieu.