Lille: Elle sillonne les marchés dans son épicerie itinérante zéro déchet

SOCIETE L’entrepreneuse lilloise a créé un mix entre le food-truck et l’épicerie de vrac…

Mikael Libert

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Mélanie Duret dans son camion «On part en vrac».
Mélanie Duret dans son camion «On part en vrac». — M.Libert / 20 Minutes
  • Elle passe de banquière à épicière sur les marchés.
  • Plus de 400 références de produits en vrac.
  • Le zéro déchet au cœur du concept d’« On part en vrac ».

Un concept qui est loin de partir en live. Mélanie Duret en a eu « ras le bol » de bosser derrière le comptoir d’une banque. Adepte du zéro déchet, cette trentenaire a inauguré, début septembre, « On part en vrac », une épicerie ambulante de produits vendus en vrac.

Mettre en avant la production locale

Mardi matin, Mélanie a garé son camion rutilant sur la place de la République, à Lambersart, près de Lille. « C’est seulement mon troisième marché, je tâtonne encore », reconnaît-elle en faisant les gros yeux à sa caisse, toute neuve elle aussi. Sous l’auvent déployé, trois clientes scrutent les présentoirs garnis de bocaux de toutes tailles remplis de produits alimentaires de toutes sortes : huiles, farine, condiments, pâtes, sucre… « Je propose environ 400 références différentes et je fais en sorte de travailler le plus possible avec des producteurs locaux », assure-t-elle.

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Et comme le nom de l’entreprise l’indique, tout est en vrac, ou presque. « Il n’y a pas d’emballage, les clients viennent avec leurs récipients ou leurs cabas. Sauf pour certains produits comme le miel ou la confiture », explique Mélanie. Mais l’offre ne se cantonne pas à l’alimentaire et l’on trouve aussi dans son camion de la lessive, des savons, du déodorant, du dentifrice et même des serviettes hygiéniques lavables.

Une reconversion en moins de dix mois

Le déclic, Mélanie Duret l’a eu en septembre dernier, lors d’une conférence de Béa Johnson sur le zéro déchet. « Après 13 ans de banque, j’en avais assez et je cherchais une reconversion. Je ne suis pas une dingue du zéro déchet, mais j’y suis sensible ». Au début, la trentenaire voulait ouvrir une boutique à Croix. « Je n’ai pas réussi à trouver le local idéal alors j’ai eu l’idée du camion ». Et c’était parti. En mars, elle a démissionné et aujourd’hui, elle sillonne les marchés de la métropole.

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Son concept vrac et local, Mélanie l’assume jusque dans les moindres détails. Le camion a été aménagé dans la région et ses bacs sont fabriqués en France. Pour faire sa pub, pas de cartes de visite mais un tampon qu’elle appose au dos du ticket de caisse. Mercredi, « On part en vrac » sera sur le marché de Croix et vendredi sur celui de Marcq-en-Barœul.