Lille : Un espace dédié à la course de drones va bientôt ouvrir

LOISIRS Le concept, unique en France, permet de se glisser dans la peau d’un pilote, sensations comprises…

Mikael Libert

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Sur la ligne de départ de Drone Arena.
Sur la ligne de départ de Drone Arena. — Drone Arena
  • Drone Arena doit ouvrir le 16 septembre.
  • Le but n’est pas de former des pilotes de course.
  • Privilégier le loisir et les sensations.

Le cercle fermé FPV Racing (course de drones en immersion) s’ouvre au grand public. Quatre nordistes vont ouvrir, dans une semaine, Drone Arena. Un espace entièrement dédié à cette discipline encore méconnue en France.

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Dans le monde du FPV Racing, exit les photos aériennes bien léchées et le pilotage en douceur. Ici, seules la vitesse et la dextérité du pilote comptent. La récompense, c’est d’arriver le premier, entier si possible, avec un gros bonus d’adrénaline. Pour ceux qui ignorent tout de cette discipline, il s’agit de piloter un petit drone très rapide et très (trop) maniable sur des parcours naturels (friches industrielles, forêts…) ou des circuits improvisés. Le pilote est muni de lunettes qui reçoivent en direct les images filmées par la caméra embarquée sur l’engin.

« C’est un peu l’idée, sauf que notre concept est accessible sans apprentissage », explique Romuald Poirot, l’un des porteurs du projet. Drone Arena promet en effet toutes les sensations du pilotage en immersion sans les « galères ». Car se lancer seul dans l’aventure coûte cher, tant pour l’achat du matériel que pour réparer les dégâts après les inévitables chutes. Et acquérir la maîtrise d’un racer demande beaucoup de temps.

Avec une manette ou derrière un volant

Ici, rien de tout ça. Après un rapide briefing, les pilotes s’installent dans des cockpits et, lunettes sur la tête, ils peuvent décoller dans la foulée. « Les drones sont bridés à 20km/h pour commencer, mais la configuration du circuit fait que les sensations sont quand même là », poursuit Romuald. Et au lieu de la complexe télécommande, on a le choix entre une manette de type console ou un volant. « La prise en main est beaucoup plus rapide. Notre but n’est pas de former des pilotes de course, mais que les gens passent un bon moment », ajoute-t-il.

Six appareils peuvent voler en même temps sur le circuit de 700m2. Au programme, virages, lignes droites et de nombreux obstacles pour corser le jeu, le tout dans une ambiance futuriste entre obscurité et éclairage Led. Tout le matériel est fourni. « Cela représente un investissement de 200.000 euros » pour la société. Pour un pilote, la session de 30 minutes coûte 22 euros. Ouverture le 16 septembre au 25, rue du Houblon à Marcq-en-Barœul.