RC Lens: Samedi, ce sera la victoire ou la porte pour Alain Casanova

FOOTBALL L’entraîneur des Sang et Or est sur la sellette après un début de saison catastrophique…

Francois Launay

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Alain Casanova lorsqu'il entraînait le TFC, le 14 février 2015 lors d'un match de Ligue 1 contre Rennes, au Stadium de Toulouse.
Alain Casanova lorsqu'il entraînait le TFC, le 14 février 2015 lors d'un match de Ligue 1 contre Rennes, au Stadium de Toulouse. — F. Lancelot / Sipa
  • Le RC Lens a perdu ses trois premiers matchs de Ligue 2.
  • L’entraîneur arrivé à l’été 2016 est critiqué de toutes parts.

Il assure n’avoir rien demandé. Ce jeudi midi, pour son traditionnel point presse hebdomadaire, Alain Casanova était accompagné de l’attaquant Cristian Lopez qui est venu sur l’estrade s’asseoir à côté de son coach. Un geste symbolique pour assurer qu’à Lens tout le monde tire dans le même sens.

Même si, après trois défaites d’affilée sur les trois premiers matchs de la saison, il y a le feu chez les Sang et Or. Avant-dernier de Ligue 2, le club jouera déjà gros samedi à domicile face à Brest. Tout autre résultat qu’une victoire condamnerait sans doute Alain Casanova.

Arrivé au club en juin 2016, l’ex-entraîneur de Toulouse est sur un siège éjectable. Officiellement, Casanova « essaye de rester le plus hermétique possible » au contexte. Mais en réalité, il est critiqué de toutes parts…

La cible de (certains) supporters

Banderoles hostiles, chants appelant à sa démission, depuis des mois les supporters du RC Lens ne cachent pas leur ressentiment envers l’entraîneur. Choix tactiques, mauvais résultats ou tout simplement délit de sale gueule, Alain Casanova n’a jamais vraiment réussi à conquérir le cœur des fans de Sang et Or.

Si le coach « veut avoir un maximum de respect pour les supporters », la réciproque n’est pas vraie. Même quand le club était leader de Ligue 2 la saison passée, Casanova a toujours été critiqué. L’accueil des supporters samedi à Bollaert sera électrique et les sifflets sans doute très nourris.

La plupart des fans réclament déjà le retour sur le banc d’Eric Sikora, légende du club et actuel coach de la réserve. Seul moyen de faire taire la contestation : gagner contre Brest. Et encore, pas sûr que ce soit suffisant pour éteindre le feu.

Officiellement, les joueurs le soutiennent

L’union sacrée dans le vestiaire lensois. C’est en tout cas ce qu’affirme Cristian Lopez, l’attaquant du club, venu publiquement soutenir son entraîneur ce jeudi devant la presse. « On a confiance en lui. Les joueurs sont avec l’entraîneur. On est à 100 % derrière le coach », a répété plusieurs fois l’Espagnol. Comme s’il fallait bien insister sur les mots après une polémique sortie en début de semaine.

Selon des supporters présents samedi dernier à Sochaux (3-2), des joueurs de l’effectif leur auraient affirmé après la rencontre qu’il y avait un problème avec le coach. Branle-bas de combat et quelques lances à incendie plus tard, il n’y a officiellement aucun problème dans le vestiaire.

« La situation est normale. Je ne sais pas qui a dit qu’on avait des problèmes avec le coach. Ce n’est pas vrai », assure Cristian Lopez. Un son de cloche pas forcément partagé par tous. A l’image de Nicolas Douchez qui n’avait pas voulu partir en stage fin juin quand Casanova lui avait annoncé qu’il pensait le mettre en concurrence. Depuis Douchez est toujours là et ne joue toujours pas…

Officiellement, Casanova est « totalement soutenu par sa direction »

Là aussi, il n’y aurait aucun problème entre les dirigeants du Racing et Alain Casanova. C’est en tout cas ce qu’affirme ce dernier. « Je me sens soutenu totalement par ma direction », assure le coach nordiste. Même s’il ne résisterait pas à un nouvel échec samedi face à Brest. Ce qui veut dire que les dirigeants réfléchissent à son remplacement. Même si le nouvel organigramme lensois ne facilite pas les choses.

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S’il est toujours président du club, Gervais Martel n’a plus de pouvoir décisionnaire Ce n’est pas lui qui appuiera sur le bouton rouge. La décision reviendra à Arnaud Pouille, directeur général du club, après concertation avec Joseph Oughourlian, actionnaire principal du Racing. Alain Casanova n’a plus que 90 minutes pour les convaincre. Après, il sera (sans doute) trop tard.